418 ARCHIVES PARLEMENTAIRES CONVENTION NATIONALE Art. 14 Commissaire Brosset et Duval Les authorités constituées se placeront sur le sommet de la Montagne, Les pères avec leurs fils d’un côté, les mères avec leurs filles, de l’autre, la musique se fera entendre; le président de la Société populaire prononcera un discours. Art. 15 Les enfants déposeront leur épée dans les mains de leur père et jureront de les rendres partout victorieux ; les viellards les embrasseront et les exhorteront à en faire usage pour faire triompher la cause de la Liberté et de l’Egalité; une décharge d’artillerie reportera au loin ce serment sacré qui fera pâlir les tirants d’effroit; au même moment tous Les Citoyens confondront leurs sentiments dans des embrassements fraternels; Les Cris de vive la République termineront cette fête à jamais immémorable. 17 Les citoyens de la commune de Saint-Ar-noult, district de Dourdan, département de Seine-et-Oise, célèbrent le courage et les efforts de la Convention nationale pour consolider la liberté et le bonheur du peuple : ils annoncent qu’ils ont chanté les nouvelles victoires de la République ; ils joignent une délibération qui arrête l’envoi de leur adresse à la Convention nationale. Mention honorable, insertion au bulletin (l). 18 Les administrateurs et agent national du district de Nogent-sur-Seine (2) annoncent le dépôt fait entre leurs mains par la commune de la Motte, de 242 marcs 1 once d’argenterie armoriée, 2 médailles d’or à l’effigie du tyran Louis XV du poids d’1 marc 4 onces 4 gros, et quelques médailles de cuivre rouge, trouvés enfouis dans la maison du ci-devant contrôleur général Terray. Insertion au bulletin, renvoi à la commission des revenus nationaux (3). 19 La société populaire de Neuvy-Pailloux (4) témoigne son al[l]égresse des constans succès de (1) P.V., XLII, 113. (2) Aube. (3) P.V., XLII, 113. Débats, n°670; J. Fr., n° 665 ( sic pour 666); M.U., XLII, 134-135; J. Sablier, n° 1453; Audit. nat., n° 667 ; J. Lois nos 662, 663 ; Rép., n° 215. (4) District d’Issoudun, départ1 de l’Indre. la République, et félicite la Convention sur ses travaux. Mention honorable, insertion au bulletin (l). [Les Républicains composons la Sté Popul. de Neuvy-Pailloux, à la Conv. ; Neuvy-Pailloux, 20 mess. II] (2) Citoyens-Représentans, Les succès de nos armes n’étonne pas les Républicains; ils s’y attendaient, et nos armées n’ont encore qu’entamé leur besogne; Cependant nous nous réjouissons des heureuses dispositions de nos défenseurs, et notre allégresse est aussi grande que le fut notre indignation, lorsque nous apprîmes les assassinats médités contre les personnes de Collot et Robespierre. Votre Décret du 18 Floréal, en remplissant le vœu de tous les Républicains français, a fermé la bouche à nos vils calomniateurs qui, dans leur rage, sont forcés d’admirer vos immortels travaux. Continuez, Citoyens-Représentans, donnez au monde la liberté, que des tyrans lui ont ravie ; et ne quittez votre poste que lorsque vous aurez rempli cette tâche. Pour nous, inviolablement attachés aux principes de la République, nous répétons, entre vos mains, Le serment de Vivre libres ou de mourir. S. et f. FLEURY [présid .), Perot ( secrét .) [et une signature illisible (celle d’un secrétaire] 20 Les citoyens composant la société populaire de Moussan (3) offrent un cavalier équipé et armé, et protestent de leur attachement à la Convention nationale. Mention honorable, insertion au bulletin, et renvoi au comité des marchés (4). Moussan, 17 prair. II [ 5) Citoyens législateurs, Quand est-ce que les dangers et les périls imminents ou vous étoit finiront ? Quand sera-ce que les intrigans et les malveillans cesseront de conspirer contre vous et de tenter de vous perdre ? Jusqu’à quand y aura-t-il parmi des hommes libres des per-sonages, des monstres infernaux capables de com-metre le dernier des crimes ? Malgré la perfidie de nos ennemis, leurs complots odieux et criminels sont toujours déjoués, et les coupables justement punis. C’est avec toute la sansibilité républicaine, citoyens représentans, que notre société a appris la criminelle tentative qui a été faitte contre l’exis-(1) P.V., XLII, 113. 2 C 314, pl. 1254, p. 10. (3) Distr. de Narbonne (Aude). 4 P.V., XLII, 113. (5) C 311, pl. 1232, p. 18; J. Lois, n° 662; M.U., XLII, 74. 418 ARCHIVES PARLEMENTAIRES CONVENTION NATIONALE Art. 14 Commissaire Brosset et Duval Les authorités constituées se placeront sur le sommet de la Montagne, Les pères avec leurs fils d’un côté, les mères avec leurs filles, de l’autre, la musique se fera entendre; le président de la Société populaire prononcera un discours. Art. 15 Les enfants déposeront leur épée dans les mains de leur père et jureront de les rendres partout victorieux ; les viellards les embrasseront et les exhorteront à en faire usage pour faire triompher la cause de la Liberté et de l’Egalité; une décharge d’artillerie reportera au loin ce serment sacré qui fera pâlir les tirants d’effroit; au même moment tous Les Citoyens confondront leurs sentiments dans des embrassements fraternels; Les Cris de vive la République termineront cette fête à jamais immémorable. 17 Les citoyens de la commune de Saint-Ar-noult, district de Dourdan, département de Seine-et-Oise, célèbrent le courage et les efforts de la Convention nationale pour consolider la liberté et le bonheur du peuple : ils annoncent qu’ils ont chanté les nouvelles victoires de la République ; ils joignent une délibération qui arrête l’envoi de leur adresse à la Convention nationale. Mention honorable, insertion au bulletin (l). 18 Les administrateurs et agent national du district de Nogent-sur-Seine (2) annoncent le dépôt fait entre leurs mains par la commune de la Motte, de 242 marcs 1 once d’argenterie armoriée, 2 médailles d’or à l’effigie du tyran Louis XV du poids d’1 marc 4 onces 4 gros, et quelques médailles de cuivre rouge, trouvés enfouis dans la maison du ci-devant contrôleur général Terray. Insertion au bulletin, renvoi à la commission des revenus nationaux (3). 19 La société populaire de Neuvy-Pailloux (4) témoigne son al[l]égresse des constans succès de (1) P.V., XLII, 113. (2) Aube. (3) P.V., XLII, 113. Débats, n°670; J. Fr., n° 665 ( sic pour 666); M.U., XLII, 134-135; J. Sablier, n° 1453; Audit. nat., n° 667 ; J. Lois nos 662, 663 ; Rép., n° 215. (4) District d’Issoudun, départ1 de l’Indre. la République, et félicite la Convention sur ses travaux. Mention honorable, insertion au bulletin (l). [Les Républicains composons la Sté Popul. de Neuvy-Pailloux, à la Conv. ; Neuvy-Pailloux, 20 mess. II] (2) Citoyens-Représentans, Les succès de nos armes n’étonne pas les Républicains; ils s’y attendaient, et nos armées n’ont encore qu’entamé leur besogne; Cependant nous nous réjouissons des heureuses dispositions de nos défenseurs, et notre allégresse est aussi grande que le fut notre indignation, lorsque nous apprîmes les assassinats médités contre les personnes de Collot et Robespierre. Votre Décret du 18 Floréal, en remplissant le vœu de tous les Républicains français, a fermé la bouche à nos vils calomniateurs qui, dans leur rage, sont forcés d’admirer vos immortels travaux. Continuez, Citoyens-Représentans, donnez au monde la liberté, que des tyrans lui ont ravie ; et ne quittez votre poste que lorsque vous aurez rempli cette tâche. Pour nous, inviolablement attachés aux principes de la République, nous répétons, entre vos mains, Le serment de Vivre libres ou de mourir. S. et f. FLEURY [présid .), Perot ( secrét .) [et une signature illisible (celle d’un secrétaire] 20 Les citoyens composant la société populaire de Moussan (3) offrent un cavalier équipé et armé, et protestent de leur attachement à la Convention nationale. Mention honorable, insertion au bulletin, et renvoi au comité des marchés (4). Moussan, 17 prair. II [ 5) Citoyens législateurs, Quand est-ce que les dangers et les périls imminents ou vous étoit finiront ? Quand sera-ce que les intrigans et les malveillans cesseront de conspirer contre vous et de tenter de vous perdre ? Jusqu’à quand y aura-t-il parmi des hommes libres des per-sonages, des monstres infernaux capables de com-metre le dernier des crimes ? Malgré la perfidie de nos ennemis, leurs complots odieux et criminels sont toujours déjoués, et les coupables justement punis. C’est avec toute la sansibilité républicaine, citoyens représentans, que notre société a appris la criminelle tentative qui a été faitte contre l’exis-(1) P.V., XLII, 113. 2 C 314, pl. 1254, p. 10. (3) Distr. de Narbonne (Aude). 4 P.V., XLII, 113. (5) C 311, pl. 1232, p. 18; J. Lois, n° 662; M.U., XLII, 74. SÉANCE DU 4 THERMIDOR AN II (22 JUILLET 1794) - N"s 21-23 419 tance de vos collègues Robespierre et Collot d’Her-bois, membres du comité de salut public. Ce forfait crie vengeance d’un bout de pôle à l’autre. Sentinelles de la liberté, sauveurs de la patrie, c’est vous qu’on voudrait perdre et anéantir. Ne craignez rien, restez à votre poste, consolidés la liberté. Si votre péril continue, nous viendrons tous pour vous def-fendre, en vous faisant un rempart de nos corps. Les malveillans ne diront plus que nous sommes des athées. Nous vous remercions, citoyens représentai, du décret que vous avez rendu le 18 floréal par lequel vous déclarés solennellement que le peuple français reconnoit l’existence de l’Etre Suprême, et l’immortalité de l’ame. Le temple de la Raison est ouvert dans cette commune, et les fettes décadaires y seront exactement célébrées. Souffrez, citoyens représentans, qu’en reconnaissance de vos pénibles travaux, nous offrions à la patrie un de nos sociétaires pour cavallier jacobin bien arnaché et complètement équipé. Nous l’envoyons aujourd’huy à l’armée des Pyrénées orientales pour se joindre à nos frères d’armes et terrasser avec eux le desposte castillan. Nous lui offrons encore 25 quintaux farine pour fournir à la subsistance de ce cavallier pendant sa campagne. Nous lui offrons enfin 25 paire[s] de souliers pour chausser nos braves deffenseurs fantassins qui vienent de se distinguer dans la reprise de Collioure. Notre société, citoyens représentans, n’est composée que d’une poignée de cultivateurs sans moyens, sans talens et sans éloquence. Mais nous ne sommes pas moins énergiques républicains qui surveillons tout ce qui peut porter atteinte à la liberté. Nous sommes tous prêts a tout sacrifier pour la deffense de la patrie. Périssent les traitres, les amis de la royauté; vive’ la République ! Vivent les sans-culotes. Vive la Montagne. GUIRAUD ( vice-présid .), Lazert (secret.) 21 Les administrateurs du district de Port-Malô(l) annoncent que, pour satisfaire aux besoins des défenseurs de la patrie, ils ont déposé dans le magasin militaire quantité d’effets d’habillemens, leur vaisselle d’argent et du numéraire dans la caisse du receveur du district, en pur don, et d’autre en échange d’assignats; ils invitent la Convention à rester à son poste. Mention honorable, insertion au bulletin, et renvoi au comité des marchés (2). 22 Des défenseurs de la patrie résidant à l’hospice militaire de Valognes (3) félicitent la Convention sur ses travaux, annoncent la célé-(lj Départ1 de l’Ille-et-Vilaine. (2) P.V., XLII, 114. J. Lois, n°662; J. Fr., n° 665 ( sic pour 666); Ann. patr., n°DLXVIII; C. Eg„ n°703; M.U., XLII, 74; J, Sablier, n° 1453. (3) Départ1 de la Manche. bration d’une fête civique, et témoignent leur attachement à la République. Mention honorable, insertion au bulletin (l). [Les deffenseurs de la patrie résidants à l'hôpital militaire de Valognes, dit des Sans-Culotes, A la Conv., Valognes, 20 Prair. Il] ( 2). Législateurs, Et nous aussi, nous reconnoissons l’Etre Suprême. N’est-il pas bien doux, pour ceux qui volent au combat d’être pénétrés de l’immortalité de l’Ame ? cette consolation ajoute au plaisir de deffen-dre la patrie ; pénétrés de ces sentiments, nous avons dressé un autel dans l’une des cours de l’hôpital, sur laquelle l’un de nous a représenté la statue de la Liberté; la Société Révolutionnaire, prévenue de cette cérémonie, a nommé 10 de ses membres pour venir fraterniser avec nous et nous faire sentir ses regrets de ne pouvoir partager avec nous et tous les frères de la commune les jouissances totales de la fête. Les membres de la Société avec nous réunis, nous nous sommes portés à la porte d’entrée de l’hôpital pour voir défiler le cortège; cette jouissance étoit grande sans doute, mais nos frères, jaloux de vous manifester leur amitié, sont entrés dans la cour, où nous avions dressé un autel ; ça été là où nous avons, en présence de nos frères d’armes de la garde Nationale, de la garnison, et des Corps administratifs, manifesté le désir d’être guéris pour aller de nouveau au combat; plusieurs de nous ont prononcé des discours relatifs à cette fête, et les cris de Vive la République et Vive la Montagne terminèrent ce superbe spectacle que nous avons en présence de tous les citoyens, accompagné du serment de mourir pour la liberté et l’égalité, la fraternité, et combatre les ennemis de la Montagne. A. Sorlin, Corson, Latoure, Renaut, M. Le Miere, A. Hornoy, Petit, Louis Mallet, Godard, Lefebvre, Poulle, Jacques Bance, C. Blestel, Sol-tat, Rain, Boirard, Maignand, Antoinne, Cômé, Deslandes, Mayan Jacq. Gallien, Velle, Lincas-seille, David, Faure, Le Faye, Georges, Dumas, Denis, Denis Papillon, Meaux, Leforné, Cattinee, Aubin, Jacques Legrand, Launay, Ourbelin [et 5 signatures illisibles]. 23 Le tribunal du district de Ruffec (3) applaudit aux travaux de la Convention, et la félicite sur l’attitude imposante où elle a mis la République. Mention honorable, insertion au bulletin (4). (1) P.V., XLII, 114. 2) C 314, pl. 1254, p. 11. (3) Départ1 de la Charente. (4) P.V., XLII, 114. SÉANCE DU 4 THERMIDOR AN II (22 JUILLET 1794) - N"s 21-23 419 tance de vos collègues Robespierre et Collot d’Her-bois, membres du comité de salut public. Ce forfait crie vengeance d’un bout de pôle à l’autre. Sentinelles de la liberté, sauveurs de la patrie, c’est vous qu’on voudrait perdre et anéantir. Ne craignez rien, restez à votre poste, consolidés la liberté. Si votre péril continue, nous viendrons tous pour vous def-fendre, en vous faisant un rempart de nos corps. Les malveillans ne diront plus que nous sommes des athées. Nous vous remercions, citoyens représentai, du décret que vous avez rendu le 18 floréal par lequel vous déclarés solennellement que le peuple français reconnoit l’existence de l’Etre Suprême, et l’immortalité de l’ame. Le temple de la Raison est ouvert dans cette commune, et les fettes décadaires y seront exactement célébrées. Souffrez, citoyens représentans, qu’en reconnaissance de vos pénibles travaux, nous offrions à la patrie un de nos sociétaires pour cavallier jacobin bien arnaché et complètement équipé. Nous l’envoyons aujourd’huy à l’armée des Pyrénées orientales pour se joindre à nos frères d’armes et terrasser avec eux le desposte castillan. Nous lui offrons encore 25 quintaux farine pour fournir à la subsistance de ce cavallier pendant sa campagne. Nous lui offrons enfin 25 paire[s] de souliers pour chausser nos braves deffenseurs fantassins qui vienent de se distinguer dans la reprise de Collioure. Notre société, citoyens représentans, n’est composée que d’une poignée de cultivateurs sans moyens, sans talens et sans éloquence. Mais nous ne sommes pas moins énergiques républicains qui surveillons tout ce qui peut porter atteinte à la liberté. Nous sommes tous prêts a tout sacrifier pour la deffense de la patrie. Périssent les traitres, les amis de la royauté; vive’ la République ! Vivent les sans-culotes. Vive la Montagne. GUIRAUD ( vice-présid .), Lazert (secret.) 21 Les administrateurs du district de Port-Malô(l) annoncent que, pour satisfaire aux besoins des défenseurs de la patrie, ils ont déposé dans le magasin militaire quantité d’effets d’habillemens, leur vaisselle d’argent et du numéraire dans la caisse du receveur du district, en pur don, et d’autre en échange d’assignats; ils invitent la Convention à rester à son poste. Mention honorable, insertion au bulletin, et renvoi au comité des marchés (2). 22 Des défenseurs de la patrie résidant à l’hospice militaire de Valognes (3) félicitent la Convention sur ses travaux, annoncent la célé-(lj Départ1 de l’Ille-et-Vilaine. (2) P.V., XLII, 114. J. Lois, n°662; J. Fr., n° 665 ( sic pour 666); Ann. patr., n°DLXVIII; C. Eg„ n°703; M.U., XLII, 74; J, Sablier, n° 1453. (3) Départ1 de la Manche. bration d’une fête civique, et témoignent leur attachement à la République. Mention honorable, insertion au bulletin (l). [Les deffenseurs de la patrie résidants à l'hôpital militaire de Valognes, dit des Sans-Culotes, A la Conv., Valognes, 20 Prair. Il] ( 2). Législateurs, Et nous aussi, nous reconnoissons l’Etre Suprême. N’est-il pas bien doux, pour ceux qui volent au combat d’être pénétrés de l’immortalité de l’Ame ? cette consolation ajoute au plaisir de deffen-dre la patrie ; pénétrés de ces sentiments, nous avons dressé un autel dans l’une des cours de l’hôpital, sur laquelle l’un de nous a représenté la statue de la Liberté; la Société Révolutionnaire, prévenue de cette cérémonie, a nommé 10 de ses membres pour venir fraterniser avec nous et nous faire sentir ses regrets de ne pouvoir partager avec nous et tous les frères de la commune les jouissances totales de la fête. Les membres de la Société avec nous réunis, nous nous sommes portés à la porte d’entrée de l’hôpital pour voir défiler le cortège; cette jouissance étoit grande sans doute, mais nos frères, jaloux de vous manifester leur amitié, sont entrés dans la cour, où nous avions dressé un autel ; ça été là où nous avons, en présence de nos frères d’armes de la garde Nationale, de la garnison, et des Corps administratifs, manifesté le désir d’être guéris pour aller de nouveau au combat; plusieurs de nous ont prononcé des discours relatifs à cette fête, et les cris de Vive la République et Vive la Montagne terminèrent ce superbe spectacle que nous avons en présence de tous les citoyens, accompagné du serment de mourir pour la liberté et l’égalité, la fraternité, et combatre les ennemis de la Montagne. A. Sorlin, Corson, Latoure, Renaut, M. Le Miere, A. Hornoy, Petit, Louis Mallet, Godard, Lefebvre, Poulle, Jacques Bance, C. Blestel, Sol-tat, Rain, Boirard, Maignand, Antoinne, Cômé, Deslandes, Mayan Jacq. Gallien, Velle, Lincas-seille, David, Faure, Le Faye, Georges, Dumas, Denis, Denis Papillon, Meaux, Leforné, Cattinee, Aubin, Jacques Legrand, Launay, Ourbelin [et 5 signatures illisibles]. 23 Le tribunal du district de Ruffec (3) applaudit aux travaux de la Convention, et la félicite sur l’attitude imposante où elle a mis la République. Mention honorable, insertion au bulletin (4). (1) P.V., XLII, 114. 2) C 314, pl. 1254, p. 11. (3) Départ1 de la Charente. (4) P.V., XLII, 114.