(Assemblée nationale.] ARCHIVES PARLEMENTAIRES. (19 février 1791.) n’aurait pas plus de confiance dans mes raisonnements que dans les siens; ma mémoire pourrait me tromper et qn abuserait de mes erreurs involontaires. Mais je vous annonce que la section du Trésor pubuc vient d’achever l’état de la recette et de la dépense totales de 1790 et de l’emploi des assignats pendant cette année. Ce tableau est prêt à mettre sous vos ymx ; il répondra à tout. Je propose à l’Assemblée de le faire imprimer incessamment. Un membre ; Aujourd’hui. M. de Cernon. Ce tableau est assez volumineux, mais l’extrait, sur une feuille, peut être imprimé d'ici à demain. M. de Rochebrune. Par qui sera signé cet état? M. de Cernon. Par le comité des finances. M. de Rochebrune. Je demande qu’il le soit par M. Dufresne, agent responsable. M. de Cernon. Ce travail n’est pas celui de M. Duf esne, mais celui du comité; et, comme il est le résultat des opérations de M. Dufresne, il ne peut être signé de celui-ci, puisque c’esi le comité qui le contrôle et qu’il ne peut signer ce qui est le contrôle de ses opérations. M-An§on-Comme c’est la vérité que nous cherchons tous, j’ai été bien aise d’entendre dire à M. de Rochebrune qu’il allait faire un travail particulier. Je l’invite à imprimer ses calculs ; le comité des finances fera de son côté imprimer son travail et l’on jugera. Je ne veux qu’ajouter un seul mot. Comme les faits que l’on dit a cette tribune sont souvent répétés dans les journaux d’une manière inexacte et qu’il jmporte de ne pas laisser propager la plus petite erreur pendant seulement 24 heures, quand elle intéresse la nation, je relèverai, sans réflexions, une erreur qui vi nt d’échapper à M. de Cazalès. Aux 600 millions dont j’ai parlé, M. de Gazalès ajoute les 72 millions accordés il y a 8 jours; or ces 72 millions ne sont pas employés, pui-qu’il n’y a que 8 jours qu’ils sont accordés et j’observerai même que, sur les 600 u illions, 22 ou 24 ne sont pas encore consommés. Jediraideplusà M. deGazaiès, qui toujoursnous représente cette qvance de 72 mnlions faite par la caisse de l’extraordinaire pour 1791 commeune somme mangée en capitaux, qu’il y a pour taire face à cette somme ans rentrées au revenu de 1790 et que nous avous Jieu de croire que ces 72 millions seront remplacés, ou au moins eu graqde partie, par des recouvrements de l’arriéré de 1790. M. de 1H ontesquiou, rapporteur. Je m’engage à remettre dans une heure à l’impression l’état des assignats livrés au Trésor public et de l’emploi que l’on eu a fait. Demain matin, à Couverture de )a séance, on vous distribuera cet état. M. Foucault-Lardimalie. Malgré les dissidences qui peuyriit exister dans cette Assemblée, nous sommes d’accord de ne jamais nous départir de la précieuse responsabilité. Je demande qu’on adopte le précieux amendement de M. Rochebrune, ou que du moins l’état qu’ou vous 291 présentera soitsigné d’un député qui renoncerait à son inviolabilité. M. d’André. S’il s’agissait de régler les comptes du Trésor public, rien ne serait plus simple que de demander la signature de l’ordonnateur; mais s’il s’agit d’établir les im pôts d e l’année prochaine, il ne faut pour cela qu’un compte du comité des finances. M. de Rochebrune. On vous donnera des comptes de Peau-d’âue, je vous l’ai déjà dit. M. Duval d’Fprémesnil. Et qui répondra qu’on ne trompe pas l'Assemblée? M. Prieur. Il faut passer à l’ordre du jour pour terminer un débat aussi ridicule et aussi scandaleux que l’Assemblée n’a souffert que trop longtemps. (L’Assemblée décrète qu’elle passe à Tordre du jour.) M. le Président. La question en discussion est de savoir si on examinera d’abord la taxe sur Centrée des villes ou bien quel sera le taux de la contribution foncière? Plusieurs membres demandent la priorité pour l’avis du comité qui propose l’examen en premier lieu des taxes sur Centrée des villes. M. E