SÉANCE DU 28 BRUMAIRE AN III (18 NOVEMBRE 1794) - �19-20 361 pesant deux livres trois onces, 34 livres de cuivre, le linge et les omemens de sa ci-devant église. Insertion au bulletin, renvoi au comité des Finances (75). Montpellier le 15 brumaire l’an troisième de la République française une et indivisible. Les commissaires de l’attelier patriotique pour la fabrication du salpêtre. Brun, commissaire et 7 autres signatures. 19 La société populaire de Congy, département de la Marne, envoie une somme de 169 L 9 sols pour la construction d’un vaisseau de guerre. Mention honorable, insertion au bulletin, renvoi au comité des Finances (76). 20 Une société patriotique, qui a ouvert à Montpellier [Hérault] un second atelier de salpêtre, annonce à la Convention qu’elle a fourni depuis le 9 germinal jusqu'au 9 brumaire, 31243 livres de ce sel précieux. Mention honorable, insertion en entier au bulletin (77). [L'atelier patriotique pour la fabrication du salpêtre au président de la Convention nationale, Montpellier le 15 brumaire an III] (78) Citoyen Président, La patrie annonçait des besoins, et une fabrique de salpêtre fut bientôt formée dans notre commune, mais satisfaire a une obligation imposée par la loi, n’eut été rien pour nous, il nous fallait aussi fournir des moyens pour préparér la foudre qui doit renversér le trône des tyrans. Une sociétté patriotique a ouvert un second attelier, et nous avons l’avantage d’avoir déjà remis depuis le 9 germinal jusqu’au 9 brumaire courant, la quantité de trente un milliers, deux cent, quarante trois livres de ce sel précieux. Accoutumés jusqu’icy à donner l’exemple de tous les sacrifices dont les communes s’honorent, nous avions gardé un silence bien doux pour des citoyens qui se livrent avec enthousiasme à des devoirs sacrés. Mais par-donnés a des vieux amis de la liberté de vous parler de ce qu’ils viennent de faire, non comme un hommage, mais comme une nouvelle garantie des sentimens qui les animent et de leur désir constant de se consacrer au service de la Republique. (75) P.-V., XLIX, 262. Bull., 30 brum. (suppl.). (76) P.-V., XLIX, 262. Voir ci-dessus, Arch. Pari., n° 1, a’. (77) P.-V., XLIX, 262. (78) C 326, pl. 1421, p. 20. Reproduit dans Bull., 30 brum. (suppl.). [État des livraisons faites par l’atelier patriotique de salpêtre, établi aux ci-devant Augus-tins, district de Montpellier] (79) État des livraisons faites par les atteliers dans l’entrepôt du district a Montpellier. Du 9 germinal an II ...... 614 Du 19 dud ........................ 250 Du 29 dud ........................ 653 Du 9 floréal .................... 499 Du 19 dud ........................ 630 Du 29 dud ........................ 1311 Du 9 prairial .................. 1668 Du 19 dud ........................ 1124 Du 29 dud ........................ 1108 Du 9 messidor ................ 1343 Du 19 dud ........................ 1485 Du 29 dud ........................ 1616 Du 9 thermidor .............. 1700 Du 19 dud ........................ 1688 Du 29 dud ........................ 1688 Du 9 fructidor .................. 1716 Du 19 dud ........................ 1500 Du 29 dud ........................ 1748 Du 9 vendémiaire an III.. 2937 Du 19 dud ........................ 1816 Du 29 dud ........................ 1913 Du 9 brum ...................... 2236 marc Total 31243 marc salpêtre Je certifie qu’il a été versé dans le magasin du district par l’atelier patriotique de la commune la quantité de trente un mille deux cens quarante trois livres de salpêtre conformement au total cy dessus. Montpellier, le 14 brumaire de l’an 3e de la république française une et indivisible. L’agent salpétrier du district. VlRENQUE. Vû et vérifié le compte de l’autre part par un administrateur et commissaire du district de Montpellier pour la partie du salpêtre, ce 14 brumaire an 3e de la République française. A. Jouie Nous maire et officiers municipaux de la commune de Montpellier, certifiions les signatures, Virenque et Jouie, apposées cy-dessus de véritables, à Montpellier, le 14 brumaire an 3e de la républicaine française une et indivisible. Morel, président, Moulinier, Debrez, officiers municipaux. (79) C 326, pl. 1421, p. 21. 362 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE Vu par nous administrateurs du district de Montpellier, le 14 brumaire l’an troisième de la République française. Suivent 4 signatures. Vu par nous administrateurs du département de l’Hérault a Montpellier le quatorze brumaire an 3e de la République française une et indivisible. Jouvain, président , Bougette, secrétaire greffier et 3 autres signatures. 21 La section du fauxbourg Montmartre [Paris] fait, pour la seconde fois, la pétition à la Convention nationale, de faire délivrer des farines non mélangées pour les enfans à la mamelle. Renvoyé aux comités de Commerce et d’ Agriculture et des Arts pour y statuer (80). 22 Les commissaires aux inventaires et ventes des meubles des émigrés et condamnés, demandent d’être réintégrés dans leurs fonctions, dont la suppression n’a pas été prononcée par la loi. Renvoyé au comité des Finances (81). 23 Les aveugles aspirans à l’hospice des Quinze-Vingts, viennent remercier la Convention des lois bienfaisantes qu’elle a rendues à leur égard et lui en demander l’exécution. Renvoyé au comité des Secours publics, pour en faire un prompt rapport (82). 24 Le citoyen Pellerin fait hommage à la Convention de l’éloge de Galilée. Mention honorable, insertion au bulletin, renvoi au comité d’instruction publique (83). 25 Les ouvriers de l’atelier de la Réunion, rue Avoye [Paris], demandent des réformes dans l’organisation, l’administration et la police de la fabrique d'armes dans laquelle ils sont employés. Renvoyé au comité de Salut public pour faire un rapport incessamment (84). Les ouvriers composant l’atelier de la Réunion, rue Avoye, sont introduits à la barre. L’un d’eux dit : Législateurs, Appelés par vous à la fabrication extraordinaire des armes pour aider, à cimenter les vertus sur la terre, nous sommes sortis de nos travaux particuliers pour obéir à la patrie et à l’amour de la liberté qui nous commandoit. Cet établissement si utile pour vaincre les traîtres a besoin d’une organisation définitive; occupés sérieusement à servir la cause des vertueux patriotes, notre attention laborieuse ne nous permet point de voir le cahos de choses dont nous sommes aujourd’hui les victimes ; les premiers obstacles à vaincre furent notre inexpérience et le défaut de pratique; mais le courage éluda le premier, et nos instructeurs nous trouvèrent des moyens. Notre administration fait nommer des commissaires, tous les mois dams notre atelier, pour correspondre avec elle et faire des réclamations ; l’un d’eux amnonce les mauvaises qualités des fers et des aciers, et du prix qui augmente journellement, des corps de platine, qui ne sont point soudés, des vis de mauvaise qualité, des pénuries de limes et outils de localité. Elle se rejette sur le comité de Salut public, sur les fournisseurs, ou magasiniers. On leur dit que des forgerons, dont les complexions, ou sont délicates, ou dont le goût n’est pas à toutes les parties, demandent à être aux pièces, dans tel ou tel airticle, et d’en diviser les sommes, ailors l’administration ne peut l’accorder, selon leurs lois ; cependamt cette pièce seroit mieux confectionnée, l’intérêt de la République seroit mieux servi, en ce qu’il faudroit moins d’outils, et conséquemment, moins de frais. Se succède une autre demande, portant à éteindre le contradictoire des tiers de jours piqués, puisque chaque ouvrier, selon sa diligence, a sa somme fixée pour chaque livraison ; c’est à dire, que l’on est aux pièces pour une quantité quelconque, et à la journée pour les heures d’appel. De suite on expose que l’hiver arrive. A cette rigoureuse saison, l’ouvrier sortant de chez lui, vient à son atelier, ou mouillé, ou frissonant; ses outils, dans ses doigts engourdis, impriment le caractère de la saison. Obligé, pour s’en servir, de se chauffer, ou sécher en partie, la chan-(80) P.-V, XLIX, 263. (81) P.-V., XLIX, 263. Mess. Soir, n° 823. (82) P.-V-.,, XLIX, 263. (83) P.-V., XLIX, 263. (84) P.-V., XLIX, 263.