14 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE [Mariette, capitaine des canonniers nationaux du district de Valognes, au président de la Convention nationale, Cherbourg, le 12 brumaire an III\ (20) Citoyen président, Tu trouveras cy-joint la reconnoissance du directeur des postes de cette commune, de 92 L que la compagnie des canoniers nationaux du district de Valognes, stationnée au fort national, envoyé à la Convention nationale, avec une adresse qui doit te parvenir ce jourd’hui. Salut et fraternité. Le capitaine des canonniers nationaux du district de Valognes, MARIETTE. 10 L’agent national de la commune de Pontarlier, département du Doubs, fait passer à la Convention 50 L, montant d’une collecte faite par de jeunes citoyennes de six à neuf ans, fruits de leurs petites épargnes : ils promettent de renouveler ce don tous les trois mois. Il félicite la Convention d’avoir envoyé dans ce département le représentant du peuple Pelletier : les principes de paix, de justice et de vertu qu’il professe ont produit les plus heureux effets. Il annonce aussi que les plus vifs applaudissemens du peuple ont accompagné la promulgation de l’Adresse au peuple français. Mention honorable, insertion au bulletin (21). [L’agent national de la commune de Pontarlier à la Convention nationale, le 6 brumaire an III) (22) Liberté, Égalité. Les plus vifs applaudissements de mes concitoyens ont acceuilli votre adresse au peuple fran-çois. Une promulgation solemnelle a consacré ce monument de justice et de sagesse. L’esprit public est très bon dans cette commune, nous n’y connoissons d’autre guide que l’amour de la liberté, d’autres principes que ceux de l’égalité, de la probité, de l’humanité et d’autre centre de réunion que la Convention nationale. Ces sentiments purs viennent de se manifester encore devant le digne et vertueux Pelletier, représentant du peuple dans le département du (20) C 327, pl. 1443, p. 3. Mention marginale de la réception du don signée Ducroisi. (21) P.-V., L, 4. (22) C 327, pl. 1443, p. 2. Mention marginale de la réception du don signée Ducroisi. Bull., 4 frim. (suppl.). Doubs et que nous avons eû le bonheur de posséder cinq jours parmi nous. Le bien qu’il a fait dans l’étendue de ce district pendant ce petit séjour, est inexprimable, tous nos regrets sont d’avoir perdu si promptement cet homme de paix et de justice qui réunit toutes les vertus. A la séance de notre société populaire qu’il a présidé le 30 vendémiaire dernier, se présentèrent au bureau les citoyennes Michaud, fille du représentant, Bertho, Bevalot, Charmet, Bat-tendier, Monnier, Favanel, Paquette, Pernet, Faivre, Maitrier, Grandvoumel, Girardet, Vil-gentafer, Violant, Perronet Simon, âgées de six à neuf ans, toutes élèves de la citoyenne Jurain, institutrice à Pontarlier. La première s’adressant au représentant s’exprima en ces termes. Citoyen, nous ne possédons rien encore, et nous tenons tout de la bonté de nos parents, ils veulent bien nous donner quelques petites choses pour nous amuser ensemble les jours de décades ; nous avons saisies avec joie ce moyen pour donner à notre patrie des preuves de notre amour et de notre attachement à la liberté, nous avons unanimement résolue de réunir ces petites sommes pour en faire un don patriotique, que nous destinons aux frais de la guerre, nous déposons entre vos mains la modique somme que nous avons amassée jusqu’à ce jour, nous vous prions de la faire agreér a la Convention en lui assurant que nous continuereons a lui faire parvenir tous les trois mois les fruits de nos épargnés. Nos voeux les plus ardents sont pour la gloire de la République. Le Représentant du peuple me remit cette somme montant a cinquante livres, pour vous la faire passer. J’exécute cette commission, avec empressement, en joignant a la présente un assignat de cinquante livres. LARESCHE, agent national de la commune de Pontarlier. 11 Les citoyens de la société populaire de la commune d’Abbeville [Somme] assurent la Convention que leurs principes seront toujours les mêmes, et que leurs senti-mens seront constamment dirigés par le respect et l’obéissance aux lois. Ils applaudissent au décret du 25 vendémiaire : cette loi, qui défend entre sociétés toute affiliation, ainsi que toute correspondance en nom collectif, a atterré les intri-gans et les dominateurs. Ils l’invitent à continuer de frapper tous les ennemis de la chose publique, lui promettent de seconder sa surveillance, et présentent aux représentans du peuple, pour récompense à la fin de leurs travaux, la recon-