412 [Convention nationale. 1 ARCHIVES PARLEMENTAIRES, j 28 brumaire an l il 1 1 / 18 novembre 1793 blicains aime à vous voir : le quitter dans ces temps de crise, serait compromettre le salut de la chose publique. Montagne sainte ! c’est à toi d’opposer ta masse terrible au torrent d’esclaves débordé sur la terre de la liberté. « Législateurs ! La Société populaire de Mau¬ beuge; en applaudissant à votre courage, a voulu aussi vous prouver qu’elle n’est pas in¬ digne du beau titre d’amie de la République. En conséquence, elle a arrêté unanimement de vous envoyer l’extrait de son procès-verbal du deux octobre de l’an II de la République. Vous y verrez que l’ennemi se flattait en vain de nous enlever un de nos plus forts boulevards, et que l’intention bien décidée de ses défen¬ seurs était de s’ensevelir sous ses ruines à l’instant où les cohortes autrichiennes et prus¬ siennes auraient tenté de l’escalader. » « Les sans-culottes révolutionnaires de Mau-beu ge. (Suivent 29 signatures. ) « Quinquet, aîné, ci-devant prêtre, ci-devant curé de Braîne; « Depronnay, ci-devant diacre, et membre du comité révolutionnaire de ce district; « Ont publiquement renoncé, dans la séance publique de la Société populaire, à un métier qui ne faisait que des dupes; ils ont donné un grand exemple qui trouvera des imitateurs dans notre ressort. « Salut, Montagne sainte, qui sauve la patrie; salut sénat auguste à qui nous devrons le bon¬ heur parce que tu ne quitteras ton poste qu’à la paix. « Prache; J. B. Bivé; Quinquet, 'président; Bertin; Delarue; Normant; Mottet. » Extrait du registre des arrêtés du conseil du district de Gompiègne, du vingt-quatre bru¬ maire de Van II de la République française, une, indivisible, invincible et impérissable (1). Extrait du procès-verbal des séances de la société des sans-culottes révolutionnaires de Maubeuge, du 2 octobre 1793, Van II de la République française, une et indivisible (1). La société, etc... Considérant qu’il est temps de donner un grand et utile exemple à l’univers; Que la guerre de la liberté contre la tyrannie est une guerre à outrance, et qu’il n’est pas de capitulation honorable entre des républicains et les esclaves couronnés; a arrêté de tromper l’espoir des bandes coalisées qui cernent en cet instant Maubeuge, et de faire sauter les forti¬ fications et la ville même, à l’instant où leurs défenseurs seraient réduits à cette unique ressource. « Félix-J. Legros, président; Girard, secré¬ taire; Goubert, secrétaire; Mailfert, secrétaire. Les administrateurs du district de Compiègne annoncent à la Convention l’abjuration de quatre de leurs prêtres; ils invitent la Convention à rester à son poste jusqu’à la paix. Mention honorable, insertion au « Bulletin » (2). Suit la lettre des administrateurs du district de Gompiègne (3). Les administrateurs du district de Gompiègne, au Président de la Gonvention nationale. « Compiègne, ce 25 brumaire, l’an II de la République française, une indivisible, in¬ vincible et impérissable. « Citoyen Président, « Renard, ci-devant prêtre, instituteur au collège national; « Quinquet, jeune, ci-devant prêtre, ci-devant curé de Montmarcq, électeur et président de l’administration; Le conseil, informé que Renard, ci-devant prêtre et instituteur à l’école nationale de Compiègne ; Quinquet jeune, ci-devant prêtre, curé de Montmarcq, administrateur du district; Quinquet aîné, ci-devant prêtre, curé de Braîne ; Depronnay, ci-devant diacre, et membre du comité révolutionnaire et de surveillance du district de Compiègne, Ont tous quatre renoncé publiquement dans la Société populaire aux fonctions de prêtre; Ont reconnu publiquement que ce métier les empêchait de s’élever à la véritable hauteur républicaine; que dans notre précieuse révolu¬ tion la patrie et la raison marchaient avant tout et exigeaient nos premiers hommages; Considérant que le peuple ne sera parfaite¬ ment heureux que lorsque les préjugés seront abattus, que la République n’attend de ses véri¬ tables amis qu’une vertu austère, aussi ennemie de l’hypocrisie que du fanatisme; Après avoir entendu le procureur syndic, et sur ses conclusions; Arrête qu’il sera fait mention honorable au procès-verbal des actes philosophiques et patrio¬ tiques des citoyens susnommés, qu’il en sera, sous le plus bref délai, fait part à la convention nationale, au pouvoir exécutif et au départe¬ ment. Fait et arrêté les jour et an que dessus. Prache; J. B. Bivé; Bertin; Normant; Quinquet, président; Delarue; Mottet. Les officiers municipaux de Vaugirard prient la Convention nationale de députer quelques-uns de ses membres pour assister à la fête qu’ils vont célébrer en l’honneur des martyrs de la Révolu¬ tion; ils prient aussi la Convention de changer le nom de commune de Vaugirard en celui de commune de Jean-Jacques-Rousseau. P La Convention décrète que le bureau nommera des commissaires pour assister à cette fête et renvoie pour le changement de nom au comité d’instruction publique (2). (1) Archives nationales, carton C 281, dossier 772. (2) Procès-verbaux de la Convention, t. 25, p. 297. (3) Archives nationales, carton G 279, dossier 755. (1) Archives nationales, carton C 279, dossier 755. (2) Procès-verbaux de la Convention, t. 25, p. 297.