252 [Convention nationale.] ARCHIVES PARLEMENTAIRES. | |k novembre � 4TO3 être les objets dont s’agit, transportés ainsi qu’il sera réglé définitivement par le conseil général ou par le vœu de la commune. Fait aux Carrîères-Charenton, les jour et an susdits. Sautoh; Cotelle; Gauthérot; Botjrdois. La commune de Viri (Viry)-Châtillon a déposé sur l’autel de la patrie les vases et ornemente de son église, et les lettres de son ci-devant curé. Mention honorable, insertion au « Bulletin » (1). Suit l'offre faite 'par la commune de Viry-Châ-tillon (2). « Citoyens législateurs, « Le premier homme sortant des mains de la nature n’eut d’autre divinité que l’Etre suprême et la liberté. « Les sans -culottes de la commune de Viry-Châtillon, département de Seine-et-Oise, péné¬ trés de cette vérité, déposent sur l’autel de la patrie, les gobelets, la gibecière et autres brim¬ borions dont se servaient, depuis des siècles, d’adroits jongleurs pour fanatiser et asservir sous le joug de l’erreur et de la tyrannie les faibles humains. « Mais la sainte Montagne, plus brillante que le buisson ardent, plus auguste que le mont Sinaï nous investit de sa lumière et nous sommes debout pour la réfléchir. « Restez à votre poste jusqu’à ce que tous les tyrans soient anéantis, jusqu’à ce que ces peuples qu’ils tiennent encore enchaînés aient enfin déclaré qu’ils veulent être libres. « Vous avez fait tomber la tête du tyran de la France, vous avez poursuivi les traîtres de toute espèce; continuez vos travaux et la postérité reconnaîtra le bonheur que vous lui avez pré¬ paré. « Nous remettons sur le bureau, copie de la renonciation du citoyen Tillat, notre ci-devant curé, au traitement qui lui était accordé par la nation, ainsi que ses lettres d’abus, dits de prêtrise. « Nous remettons également copie de celle du citoyen Cardet, aussi pensionnaire ecclésias¬ tique. Ces renonciations sont consignées dans nos registres. « Pour copie conforme : « La Rue, président; Ferret, secrétaire; Mon-profit, secrétaire. » Extrait (lu greffe de la commune de Viry-Châtillon, département de Seine-et-Oise, district de Cor-beil (3). Appert avoir été déposés au greffe les origi¬ naux des pièces suivantes : Au citoyen Parue, procureur syndic de Viry-Châtillon -sur -Orge. « Ce 11 novembre 1793 (vieux style). « Citoyen. « Pour me mettre à la hauteur des circons¬ tances qui nécessitent les énormes dépenses pour (1) Procès-verbaux de la Convention, t. 25, p. 232. (2) Archives nationales, carton C 278, dossier 741. [3] Archives nationales, carton C 278, dossier 741. la guerre que nous avons à soutenir contre les tyrans ennemis de notre liberté chérie, je te déclare que je renonce au traitement que la nation m’a accordé comme ministre du culte, malgré la modicité de mon revenu qui suffira à peine à mon strict nécessaire. « Je désire que ce sacrifice ajoute, s’il est possible, une nouvelle preuve à mon patrio¬ tisme pur et éclairé et à mon dévouement à la République une et indivisible. « Je déclare en outre que je resterai à mon poste tant qu’il plaira à la commune à laquelle je serai attaché jusqu’à mon dernier soupir. « Je te prie, citoyen, de communiquer ma dite déclaration à notre assemblée populaire, de l’insérer dans les registres de la commune, et d’envoyer l’extrait aux autorités constituées. « Signé : Le citoyen Tillat, ministre du culte de ladite commune. Audit citoyen Parue, primidi, vingt et un bru¬ maire, Van deuxième de la République, une et indivisible. « Je te déclare, citoyen, que je remets en tes mains la pension que la nation m’avait accordée, laquelle m’était payée au district de Corbeil, à laquelle je renonce, voulant donner une nouvelle preuve de mon civisme. De plus je déclare vouloir vivre en républicain et en citoyen culti¬ vateur, seul titre honorable à l’humanité. « Je te prie, citoyen, de communiquer à l’assemblée populaire de cette commune, ma dite renonciation, et d’en donner connaissance aux autorités constituées. « Signé : Jacques-Fran. Cardet, cultivateur. » Pour copie conforme : Larue, procureur de la commune; Leconte, officier municipal. Extrait des procès-verbaux de la Société populaire de la commune de Viry-Châtillon, département de Seine-et-Oise, district de Corbeil (1). Séance du vingt-trois brumaire de la deuxième année de la République française, une et indi¬ visible. Il a été donné lecture de la renonciation faite par le citoyen Jacques -François Cardet, de la pension ecclésiastique qui lui a été accordée par la nation, lequel déclare vouloir vivre dans la commune en républicain cultivateur. En outre, de celle du citoyen Tillat, ci-devant curé, du traitement qui lui était accordé en cette qualité par la nation. Par lesquelles renoncia¬ tions ils demandent qu’il en soit donné connais¬ sance aux autorités constituées et à la Société populaire. Sur la proposition d’un membre, la Société a fait inviter le citoyen Tillat de se rendre à la séance pour y déposer ses lettres de prêtrise, ce qu’il a-fait, et a déclaré que son intention était de vivre dans la commune en simple citoyen. L’assemblée a ensuite arrêté que les ustensiles du culte seraient portés à la Convention natio¬ nale le vingt-cinq du présent, en conséquence a nommé les citoyens Larue Louis, Ferret Charles, Leconte Louis, et Monprofit Pierre. A arrêté que lesdits commissaires se réuniraient demain (1 \ Archives nationales, carton C 278, dossier 741»