SÉANCE DU 21 THERMIDOR AN II (8 AOÛT 1794) - N° 1 323 Les chants patriotiques, le souvenir de nos victoires, de vifs témoignages de la plus douce amitié égayeront le repas; et, lorsqu’il sera fini, le cortège reviendra au temple, par la rue de la Liberté. La fête sera terminée par des danses civiques. Douze commissaires de la société populaire maintiendront constament l’ordre adopté par elle; et, à cet effet, il sera remis à chaqu’un d’eux une coppie du présent plan (1). 1 [La sté popul. de Cusset{ 2) à la Conv.; s.d.J(3). Citoyens représentans, La société populaire de Cusset, convaincue des avantages inappréciables de la révolution, vous invite de rester à votre poste, jusqu’au moment où le triomphe de la liberté et de l’égalité sera pour toujours assuré. Nous ne perdrons jamais de vue la conduite admirable et vraiment héroïque des phalanges françaises sur les frontières. Que les despotes coalisés tremblent ! Leur dernière heure est enfin arrivée. Dans l’intérieur, guerre impitoyable aux ci-devant nobles, prêtres fanatiques, et aux factions liberticides ! Que tous les ennemis de la patrie, sans distinction, tombent sous le glaive de la loi ! Le tribunal révolutionnaire a déjà fait justice de plusieurs conspirateurs de notre district; le reste va bientôt éprouver le même sort. Pour nous, fidèles à nos sermens, nous nous ferons un devoir, dans tous les tems, de nous rallier à la Convention nationale, qui, malgré les difficultés et les orages, saura conduire heureusement au port le vaisseau de la République. Le crime passe; la vertu seule reste. Périssent à jamais les tyrans suivis de leurs vils suppôts ! vive la République une et indivisible ! Brunel (ye -secrét.), Olivier (secrét.) [et une signature illisible (celle du président). m [La sté popul. de Pithiviers (4) à la Conv.; Pithiviers, 7 therm. 1/7(5). Pères du peuple, Vous avez juré la liberté du monde, et déjà, par l’effet de vos sages mesures, les vils esclaves de l’Autriche et de la Prusse, et le féroce Anglais fuient comme l’ombre à l’approche de nos armées triomphantes. Vous avez juré la chute des tirans, et déjà leurs trônes chancelans sont entourés des ruines de leur puissance. (1) Adopté à l’unanimité par la société populaire de Bazas, dans la séance du 22 messidor an II, LATAPY l’aîné (président). (2) Allier. (3) C 315, pl. 1263, p. 15. Mentionné par B1", 29 therm. (2e suppl'). (4) Loiret. (5) C 315, pl. 1263, p. 17. Mentionné par Bn, 29 therm. (2e suppl'). Encore quelques instans, et ces oppresseurs odieux ne seront plus. Nos victoires se succèdent avec une rapidité qui laisse à peine à nos lâches ennemis la ressource de la fuite. Telles devaient être les suittes de cette coalition impie contre un peuple qui ne voulait qu’être libre par cette horde de rois qui avaient la stupide prétention de se croire les propriétaires héréditaires du genre humain qu’ils avaient plongé dans les profonds abymes de l’esclavage et du malheur. Vous acquérez tous les jours de nouveaux droits à la reconnaissance du peuple. Il ne cesse de vous admirer et de vous bénir. A côté de l’édifice de son bonheur, il construit pour vous un temple à l’immortalité, où vous jouirez, dans la postérité, du fruit de vos sublimes travaux, et de la récompense de vos vertus. Ce temple, pères du peuple, est à l’abri des ravages des tems : Il repose dans le cœur de vingt-cinq millions d’hommes libres que vos efforts ont rendus à leur dignité primitive. Les membres composans le bureau de correspondance : Trélat, Pointeau [et 2 signatures illisibles]. n [Les membres composant la sté révol. et régénérée des sans-culottes de Blaye (1) à la Conv.; Blaye, 27 mess. II] ( 2). Représentans du peuple, C’est avec la joye la plus vive que la société révolutionnaire de Blaye a célébré la journée du 14 juillet, et les victoires que viennent de remporter sur les satellites des tyrrans les soldats de la République. En vain tant de despotes coalisés ont médité, dans l’ombre, et la trahison et les assassinats; votre génie révolutionnaire, guidé par l’amour sacré de la patrie, a vaincu tous les obstacles; tous leurs efforts viennent chaque jour se briser au pied de la Montagne, tandis que lès destinées de la République s’accomplissent pour le bonheur de l’humanité. Législateurs, c’est à vos soins paternels que la France Hbre doit ses victoires. Vous avez électrisé ses armées du feu de la liberté; vous avez pourvu à ses besoins. Votre zèle, votre amour pour le peuple que vous représentés vous ont montrés avec un si grand dévouement à sa cause, que la société de Blaye a arrêté qu’elle vous témoigneroit de nouveau sa juste et sincère reconnoissance, et qu’elle vous inviteroit à tenir les rênes de la République jusqu’à ce qu’elle ne compte plus d’ennemis. Vive la montagne ! A. Canon (secrét.), Langlumé (ve-présid.), David (secrét.). (1) Bec-d’Ambès. (2) C 315, pl. 1263, p. 20. Mentionné par B‘", 27 therm. (1er suppl'). SÉANCE DU 21 THERMIDOR AN II (8 AOÛT 1794) - N° 1 323 Les chants patriotiques, le souvenir de nos victoires, de vifs témoignages de la plus douce amitié égayeront le repas; et, lorsqu’il sera fini, le cortège reviendra au temple, par la rue de la Liberté. La fête sera terminée par des danses civiques. Douze commissaires de la société populaire maintiendront constament l’ordre adopté par elle; et, à cet effet, il sera remis à chaqu’un d’eux une coppie du présent plan (1). 1 [La sté popul. de Cusset{ 2) à la Conv.; s.d.J(3). Citoyens représentans, La société populaire de Cusset, convaincue des avantages inappréciables de la révolution, vous invite de rester à votre poste, jusqu’au moment où le triomphe de la liberté et de l’égalité sera pour toujours assuré. Nous ne perdrons jamais de vue la conduite admirable et vraiment héroïque des phalanges françaises sur les frontières. Que les despotes coalisés tremblent ! Leur dernière heure est enfin arrivée. Dans l’intérieur, guerre impitoyable aux ci-devant nobles, prêtres fanatiques, et aux factions liberticides ! Que tous les ennemis de la patrie, sans distinction, tombent sous le glaive de la loi ! Le tribunal révolutionnaire a déjà fait justice de plusieurs conspirateurs de notre district; le reste va bientôt éprouver le même sort. Pour nous, fidèles à nos sermens, nous nous ferons un devoir, dans tous les tems, de nous rallier à la Convention nationale, qui, malgré les difficultés et les orages, saura conduire heureusement au port le vaisseau de la République. Le crime passe; la vertu seule reste. Périssent à jamais les tyrans suivis de leurs vils suppôts ! vive la République une et indivisible ! Brunel (ye -secrét.), Olivier (secrét.) [et une signature illisible (celle du président). m [La sté popul. de Pithiviers (4) à la Conv.; Pithiviers, 7 therm. 1/7(5). Pères du peuple, Vous avez juré la liberté du monde, et déjà, par l’effet de vos sages mesures, les vils esclaves de l’Autriche et de la Prusse, et le féroce Anglais fuient comme l’ombre à l’approche de nos armées triomphantes. Vous avez juré la chute des tirans, et déjà leurs trônes chancelans sont entourés des ruines de leur puissance. (1) Adopté à l’unanimité par la société populaire de Bazas, dans la séance du 22 messidor an II, LATAPY l’aîné (président). (2) Allier. (3) C 315, pl. 1263, p. 15. Mentionné par B1", 29 therm. (2e suppl'). (4) Loiret. (5) C 315, pl. 1263, p. 17. Mentionné par Bn, 29 therm. (2e suppl'). Encore quelques instans, et ces oppresseurs odieux ne seront plus. Nos victoires se succèdent avec une rapidité qui laisse à peine à nos lâches ennemis la ressource de la fuite. Telles devaient être les suittes de cette coalition impie contre un peuple qui ne voulait qu’être libre par cette horde de rois qui avaient la stupide prétention de se croire les propriétaires héréditaires du genre humain qu’ils avaient plongé dans les profonds abymes de l’esclavage et du malheur. Vous acquérez tous les jours de nouveaux droits à la reconnaissance du peuple. Il ne cesse de vous admirer et de vous bénir. A côté de l’édifice de son bonheur, il construit pour vous un temple à l’immortalité, où vous jouirez, dans la postérité, du fruit de vos sublimes travaux, et de la récompense de vos vertus. Ce temple, pères du peuple, est à l’abri des ravages des tems : Il repose dans le cœur de vingt-cinq millions d’hommes libres que vos efforts ont rendus à leur dignité primitive. Les membres composans le bureau de correspondance : Trélat, Pointeau [et 2 signatures illisibles]. n [Les membres composant la sté révol. et régénérée des sans-culottes de Blaye (1) à la Conv.; Blaye, 27 mess. II] ( 2). Représentans du peuple, C’est avec la joye la plus vive que la société révolutionnaire de Blaye a célébré la journée du 14 juillet, et les victoires que viennent de remporter sur les satellites des tyrrans les soldats de la République. En vain tant de despotes coalisés ont médité, dans l’ombre, et la trahison et les assassinats; votre génie révolutionnaire, guidé par l’amour sacré de la patrie, a vaincu tous les obstacles; tous leurs efforts viennent chaque jour se briser au pied de la Montagne, tandis que lès destinées de la République s’accomplissent pour le bonheur de l’humanité. Législateurs, c’est à vos soins paternels que la France Hbre doit ses victoires. Vous avez électrisé ses armées du feu de la liberté; vous avez pourvu à ses besoins. Votre zèle, votre amour pour le peuple que vous représentés vous ont montrés avec un si grand dévouement à sa cause, que la société de Blaye a arrêté qu’elle vous témoigneroit de nouveau sa juste et sincère reconnoissance, et qu’elle vous inviteroit à tenir les rênes de la République jusqu’à ce qu’elle ne compte plus d’ennemis. Vive la montagne ! A. Canon (secrét.), Langlumé (ve-présid.), David (secrét.). (1) Bec-d’Ambès. (2) C 315, pl. 1263, p. 20. Mentionné par B‘", 27 therm. (1er suppl').