254 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE bâtimens et les magasins de l’hôpital; que, sur l’avis donné au citoyen Arcambal, commissaire ordonnateur des guerres, par la municipalité, que la famille du brave Paris est dans la détresse, il s’est déterminé à lui faire payer provisoirement et par forme de gratification une somme de 150 liv. : Décrète, en approuvant le paiement fait de 150 liv. provisoirement, que la trésorerie nationale fera passer, sans délai, au citoyen Jean-Baptiste Paris, volontaire au ci-devant 2e bataillon belge, une autre somme de 450 liv. de gratification, en reconnoissance des services qu’il a rendus à la patrie et à l’humanité par son courage vraiment héroïque (1). 44 Décret qui accorde la somme de 300 liv. à titre de secours provisoire au citoyen Joseph Meunet, chasseur au 3e bataillon des Belges. La Convention nationale, après avoir entendu [MENUAU, au nom de] son comité des secours publics sur la pétition de Joseph Meunet natif de Saint-Laurent-en-Forez (2), chasseur au 3e bataillon des tirailleurs des Belges, qui a été blessé à la cuisse au débloquement de Maubeuge, et dont la blessure le met dans l’impossibilité de continuer son service, décrète ce qui suit : I. La trésorerie nationale, sur le vu du présent décret, paiera au citoyen Joseph Meunet, chasseur au 3e bataillon des tirailleurs des Belges, la somme de 300 liv. à titre de secours provisoire. IL La Convention renvoie la pétition au comité de liquidation pour le règlement de la pension s’il y a lieu. Le présent décret ne sera imprimé qu’au bulletin de correspondance (3). 45 Décret qui accorde la somme de 150 liv. de secours provisoire au citoyen Jean-Baptiste Huret, dont le fils est mort en défendant la patrie. La Convention nationale, après avoir entendu [MENUAU, au nom de] son comité des secours publics sur la pétition de Jean-Baptiste Huret, dont le fils est mort en défendant la patrie, décrète ce qui suit : I. Sur le vu du présent décret, la trésorerie nationale paiera au citoyen Jean-Baptiste Huret la somme de 150 liv. à titre de secours provisoire. (1) P.-V., XLIII, 89. Décret n° 10 263. Rapporteur : Sallengros. Bm, 23 therm. (2e suppl1); M.U., XLII, 331. (2) Loire ? (3) P.-V., XLIII, 89. Décret n° 10 266. Minute de la main de Menuau, rapporteur. Bm, 23 therm. (2e suppl1). IL La Convention nationale renvoie la pétition au comité de liquidation pour le règlement, s’il y a lieu. III. Le présent décret ne sera imprimé qu’au bulletin de correspondance (1). 46 Décret qui accorde la somme de 500 liv. à la citoyenne Marie-Adélaïde Bertin, veuve du citoyen Claude-Antoine Pain, grenadier dans le 8e régiment d’infanterie. La Convention nationale, après avoir entendu [SALLENGROS, au nom de] son comité des secours publics sur la pétition de la citoyenne Marie-Adélaïde Bertin, veuve du citoyen Claude-Antoine Pain, grenadier dans le 8e régiment d’infanterie, tué d’un coup de feu dans l’armée de la Vendée qu’elle a suivie, et dans lequel faisant le service militaire dans la campagne de la Vendée, elle a été blessée d’un coup de feu au pied droit dont elle paroît devoir être estropiée. Décrète que, sur le vu du présent décret, la trésorerie nationale paiera à la citoyenne Marie-Adélaïde Bertin,: veuve du citoyen Claude -Antoine Pain, grenadier dans le 8e régiment d’infanterie, domiciliée en la commune du Plessis Grohan, district d’Evreux, la somme de 500 liv. de gratification et de récompense nationale i pour son dévouement à la patrie par son service militaire dans la campagne de la Vendée; renvoie la pétition de la citoyenne veuve Pain, avec les pièces y jointes, au comité de liquidation pour déterminer la pension à laquelle elle peut avoir droit (2). 47 Décret qui accorde la somme de 600 liv. à titre de secours provisoire à la citoyenne veuve Chaumont. La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de [MENUAU, au nom de] son comité des secours publics sur la pétition de la citoyenne veuve Chaumont, résidant ordinairement à Commune-Affranchie, dont le mari a été tué en combattant les rebelles de la Vendée, décrète ce qui suit : I. La trésorerie nationale paiera, sur le vu du présent décret à la citoyenne veuve Chaumont, dont le mari a été tué à la guerre de la Vendée, la somme de 600 liv. à titre de secours provisoire. II. La Convention nationale renvoie la pétition au comité de liquidation pour le règlement de la pension s’il y a lieu. (1) P.-V., XLIII, 90. Décret n° 10 268. Minute de la main de Menuau, rapporteur. Bln , 23 therm. (2e suppl1). (2) P.-V., XLIII, 91. Décret n° 10 267. Minute de la main de Sallengros, rapporteur.