SÉANCE DU 18 THERMIDOR AN II (5 AOÛT 1794) - N° 7 189 Ils la félicitent sur ses travaux, l’assurent de leur reconnoissance et de leur dévouement, et l’invitent à rester à son poste. Mention honorable, insertion au bulletin (1). [Roquebrune, 25 mess. II] (2) Citoyens représentans Nous aussi nous voulons participer à la joie publique, et, comme tous les bons républicains, la manifester à nos dignes législateurs; nos jeunes cœurs s’embrasent du feu de la gloire aux récits des victoires remportées tous les jours par nos héros républicains. Ypres et Charleroi, pris presque aussitôt qu’attaqués, nos ennemis vaincus et dispersés dans les champs de Fleurus, Mons et le département de Jemmapes réunis une seconde fois à la France; tant d’époques brillantes qui marquent les progrès rapides de notre révolution, nous comblent de la joie la plus vive, et deviennent autant d’éguillons pour nous. Déjà l’ardeur des combats nous enflame; le désir d’atteindre à cet âge heureux où nos bras pourront porter la mort dans le sein des esclaves, fait le plus cher de nos désirs. Il est bien loin ce moment que nous désirons tant ! Ah ! peut-être ne jouirons-nous pas du bonheur d’être utiles à la patrie dans cette guerre mémorable où la victoire suit partout nos soldats; si jeunes et si foibles encore, que trouverons-nous à faire lorsque, plus âgés et plus vigoureux, nous pourrons marcher dans les chemins de la gloire ? Hélas rien ! Alors tous les lauriers seront cueillis, alors tous les ennemis de la liberté reconnoî-tront sa puissance; tout semble nous le présa-ger. Citoyens représentans, recevez, avec cette bonté qui vous caractérise, les sincères regrets que nous fait éprouver la foiblesse de notre âge; mais daignés recevoir en même tems les témoignages de la joie sans bornes que font naître dans nos âmes les succès des armées françaises à chaques instants renouvellés. Périssent les tirans ! Périssent leurs infâmes satellites ! Périssent tous les ennemis de la révolution ! Leur destruction faira notre bonheur et celui de l’univers entier; nous venons, comme tous les patriotes, vous témoigner la reconnoissance que nous devons tous à votre zèle infatigable et à vos nobles travaux, nous savons que les Français vous doivent tout; nous savons que le bonheur de la nation demande que vous ne périssiez jamais. Aussi pouvons-nous bien vous assurer, que, si nos foibles bras nous refusent l’avantage glorieux de pouvoir être utiles à la patrie dans les champs de l’honneur, nos cœurs, brûlant d’amour, et pour vous et pour elle, ne cessent jamais d’implorer l’Etre suprême pour la conservation de vos jours précieux. Joseph Pascal, Cauviere, Romain Sigalat, Antoine, Joseph Sarin, Gibert, Boyé, Martin, (1) P.-V., XLIII, 54. Bln, 27 therm. (1er suppl1). (2) C 315, pl. 1 261, p. 4. Maurine, Christine Fabre, Barthélémy Sauve, Laurent, Jaque Fabre, Antoine Bareste, Bru nel, François Martin, Louis Martin. 7 Le conseil général général et la société populaire d’Angers (1), dans leurs adresses en date des 12 et 14 du courant, félicitent la Convention nationale sur son énergie dans les journées mémorables des 9 et 10 thermidor, vouent à l’infâmie la mémoire de Robespierre et complices, invitent la Représentation nationale à rester à son poste, et remercient, au nom du peuple, les sections de Paris de leur courage et de leur fidélité. Les administrateurs du district d’Angers et le comité de surveillance de la même ville expriment les mêmes sentimens. Mention honorable, insertion au bulletin (2). [La sté popul. d’Angers, ditte des défenseurs des droits de l’Homme, à la Conv.; Angers, 12 therm. II] (3) Représentants, Jusqu’à quand la plus belle révolution du monde trouvera-t-elle des Cromwell qui entravent sa marche ? Représentants, tant que Robespierre et complices ont marché dans le sentier révolutionnaire, nous les avons vu avec plaisir siéger sur la montagne; ils n’étaient que des traîtres; ils se sont découverts, ils sont punis; vive la République ! Les hommes, quels qu’ils soient, quelle que soit leur réputation, ne nous enchaîneront point. La République seule, une et indivisible, sera toujours notre mot d’ordre et la Convention notre point de raliement. Courage, intrépides représentants, achevez votre ouvrage : que la tête du dernier tyran de l’Europe vienne se confondre avec celles de tous les scélérats; c’est là la borne que met à vos travaux la société populaire d’Angers. Vivent les braves sections de Paris, Vive la Convention nationale, Vive la République une et indivisible ! Boniface ( administrateur du directoire), Bardou (secret.), Tixier ( présid .), R. Reyneau, Godard ( secrétaire provisoire). [Les adminrs du distr. d’Angers à la Conv.; Angers, 13 therm. II] La patrie est donc encore une fois sauvée ! Et la plus dangereuse conspiration qui ait jusqu’à ce moment menacé la République est heureusement étouffée sans avoir pu réaliser les parricides projets qu’elle méditait ! Grâces (1) Maine-et-Loire. (2) P.-V., XLIII, 54. Mentionné par J. Fr., n° 680; J. Sablier, n° 1 482. (3) C 315, pl. 1 261, p. 13, 14, 15. 190 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE vous soient rendues, représentans. C’est à votre énergie, à votre courage, à votre union que nous devons ce grand bienfait. Grâces soient également rendues aux braves Parisiens qui ont volé à votre défense, convaincus que la véritable force des patriotes est dans leur union avec la Convention. Robespierre, Couthon ! Les scélérats ! Comme ils ont trompé le peuple ! Représentans, continuez vos glorieux travaux. Surveillez les ambitieux, les traîtres, et la République, partout triomphante, sera partout respectée. Vive à jamais la République ! Périssent les traîtres et tous les tyrans ! Bovey, Villiers ( administrateur ), Bellanger ( administrateur ), Grimault, J. Aubry, Salle fils aîné, Guillier La Tousche, Guillory, Geslin le jeune ( secrét .) [et 2 signatures illisibles]. [ Les membres composant le c. de surveillance et révolutionnaire, établi à Angers par les représentans du peuple, à la Conv.; Angers, 15e therm. II\ Représentans du peuple français Les traîtres envieux de donner des fers à la France, sont disparus comme l’ombre. Les acclamations de joye des vrais Républicains retentiront jusque dans la postérité la plus reculée. O ! Convention digne du peuple que vous représentez, restez à votre poste et purgez la terre libre de tous les traîtres existants qui la souilleroient encore. Qu’ils sont heureux, nos frères de Paris, qui, dans ce jour où la patrie a été sauvée ont si vaillemment persistés à se montrer dignes de la liberté;... Mais, représentans, quoique plus éloignés de vous, nous n’en jurons pas moins d’être unis d’esprit, de cœur et de sentiments avec eux, lorsqu’il s’agira de prouver par le sacrifice de notre vie même un attachement inviolable à un sénat qui fait la gloire et le bonheur de tous les Français. Vive la République une et indivisible ! Vive la Convention ! Je Rouyere, Legendre ( présid .), Bonnel, Leduc, Rosé, Coulonnier (?), Mortier, Madret(?), Le Peudry {secrét.). 8 Les membres composant la société populaire de Val-Libre, district de Romans, département de la Drôme, expriment leur reconnoissance pour tous les travaux de la Convention, et annoncent que les républicains de Val-Libre, dignes d’avoir une patrie, n’oublieront jamais que c’est aux efforts de leurs vertueux représentans qu’ils la doivent. Ils invitent la Convention à ne point quitter le poste qu’elle remplit si glorieusement. Mention honorable, insertion au bulletin (1). (1) P. V., XLIII, 54. 0", 26 therm. (2e suppl1). [S.d.) (1) Citoyens représentans Si les Français vous exprimoient leur reconnaissance à chaque action vertueuse que vous faites, votre tems ne suffiroit pas à compter leurs adresses. Purs et invariables dans vos principes, vous avez sauvé la République en anéantissant toutes les factions : que la justice nationale achève de punir tous les coupables et la victoire ne cessera d’être à l’ordre du jour. Les Républicains de Vallibre, qui sont dignes d’avoir une patrie parce qu’ils en sentent tout le prix, n’oublieront jamais que c’est à vous qu’ils la doivent; ils vous jurent une confiance sans bornes et un dévouement absolu. En conservant cette énergie salutaire que vous avez si utilement déployée, ne quittez votre poste que lorsque le grand ouvrage de notre régénération sera parfaitement consolidé; alors vous pourrez jouir dans le sein de la paix et de la tranquilité, de l’amour et des bénédictions d’un grand peuple rendu à la liberté par votre courage et par vos vertus. Facheron (présid.), Second (secrét.), Gleyzolle (secrét). 9 Le conseil général de la commune de Gien, département du Loiret, envoie le tableau touchant des vertus républicaines qui caractérisent ses concitoyens. Il peint leur empressement à célébrer des fêtes en réjouissance des victoires de la République. Ces bons citoyens applaudissent vivement au décret qui continue au comité de salut public une confiance si bien méritée. Citoyens représentans, disent-ils, votre patriotisme a lancé la vaisseau de la République; votre courage l’a soutenu contre les orages et les tempêtes; votre énergie l’a sauvé des écueils où l’ont voulu jeter les factions; vous n’en quitterez pas le gouvernail que votre fermeté inébranlable ne l’ait amené à bon port : tel est notre vœu. Mention honorable, insertion au bulletin (2). [S.d.] (3) Citoiens représentans, Peignez-vous des hommes paisiblement occupés, les jours consacrés au travail, chacun à l’état ou emploi qu’il exerce; toujours soumis à la loi et fermement résolus de ne reconnoître jamais d’autre maître qu’elle; se donnant mutuellement l’exemple des vertus républicaines, (1) C 315, pl. 1 261, p. 8. (2) P.-V., XLIII, 54. Bln, 27 therm. (1er suppl1). (3) C 312, pl. 1 243, p. 7 (Adresse à la Convention nationale, votée par le conseil général de la commune de Gien dans sa séance du 28 messidor l’an deux de la République). 190 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE vous soient rendues, représentans. C’est à votre énergie, à votre courage, à votre union que nous devons ce grand bienfait. Grâces soient également rendues aux braves Parisiens qui ont volé à votre défense, convaincus que la véritable force des patriotes est dans leur union avec la Convention. Robespierre, Couthon ! Les scélérats ! Comme ils ont trompé le peuple ! Représentans, continuez vos glorieux travaux. Surveillez les ambitieux, les traîtres, et la République, partout triomphante, sera partout respectée. Vive à jamais la République ! Périssent les traîtres et tous les tyrans ! Bovey, Villiers ( administrateur ), Bellanger ( administrateur ), Grimault, J. Aubry, Salle fils aîné, Guillier La Tousche, Guillory, Geslin le jeune ( secrét .) [et 2 signatures illisibles]. [ Les membres composant le c. de surveillance et révolutionnaire, établi à Angers par les représentans du peuple, à la Conv.; Angers, 15e therm. II\ Représentans du peuple français Les traîtres envieux de donner des fers à la France, sont disparus comme l’ombre. Les acclamations de joye des vrais Républicains retentiront jusque dans la postérité la plus reculée. O ! Convention digne du peuple que vous représentez, restez à votre poste et purgez la terre libre de tous les traîtres existants qui la souilleroient encore. Qu’ils sont heureux, nos frères de Paris, qui, dans ce jour où la patrie a été sauvée ont si vaillemment persistés à se montrer dignes de la liberté;... Mais, représentans, quoique plus éloignés de vous, nous n’en jurons pas moins d’être unis d’esprit, de cœur et de sentiments avec eux, lorsqu’il s’agira de prouver par le sacrifice de notre vie même un attachement inviolable à un sénat qui fait la gloire et le bonheur de tous les Français. Vive la République une et indivisible ! Vive la Convention ! Je Rouyere, Legendre ( présid .), Bonnel, Leduc, Rosé, Coulonnier (?), Mortier, Madret(?), Le Peudry {secrét.). 8 Les membres composant la société populaire de Val-Libre, district de Romans, département de la Drôme, expriment leur reconnoissance pour tous les travaux de la Convention, et annoncent que les républicains de Val-Libre, dignes d’avoir une patrie, n’oublieront jamais que c’est aux efforts de leurs vertueux représentans qu’ils la doivent. Ils invitent la Convention à ne point quitter le poste qu’elle remplit si glorieusement. Mention honorable, insertion au bulletin (1). (1) P. V., XLIII, 54. 0", 26 therm. (2e suppl1). [S.d.) (1) Citoyens représentans Si les Français vous exprimoient leur reconnaissance à chaque action vertueuse que vous faites, votre tems ne suffiroit pas à compter leurs adresses. Purs et invariables dans vos principes, vous avez sauvé la République en anéantissant toutes les factions : que la justice nationale achève de punir tous les coupables et la victoire ne cessera d’être à l’ordre du jour. Les Républicains de Vallibre, qui sont dignes d’avoir une patrie parce qu’ils en sentent tout le prix, n’oublieront jamais que c’est à vous qu’ils la doivent; ils vous jurent une confiance sans bornes et un dévouement absolu. En conservant cette énergie salutaire que vous avez si utilement déployée, ne quittez votre poste que lorsque le grand ouvrage de notre régénération sera parfaitement consolidé; alors vous pourrez jouir dans le sein de la paix et de la tranquilité, de l’amour et des bénédictions d’un grand peuple rendu à la liberté par votre courage et par vos vertus. Facheron (présid.), Second (secrét.), Gleyzolle (secrét). 9 Le conseil général de la commune de Gien, département du Loiret, envoie le tableau touchant des vertus républicaines qui caractérisent ses concitoyens. Il peint leur empressement à célébrer des fêtes en réjouissance des victoires de la République. Ces bons citoyens applaudissent vivement au décret qui continue au comité de salut public une confiance si bien méritée. Citoyens représentans, disent-ils, votre patriotisme a lancé la vaisseau de la République; votre courage l’a soutenu contre les orages et les tempêtes; votre énergie l’a sauvé des écueils où l’ont voulu jeter les factions; vous n’en quitterez pas le gouvernail que votre fermeté inébranlable ne l’ait amené à bon port : tel est notre vœu. Mention honorable, insertion au bulletin (2). [S.d.] (3) Citoiens représentans, Peignez-vous des hommes paisiblement occupés, les jours consacrés au travail, chacun à l’état ou emploi qu’il exerce; toujours soumis à la loi et fermement résolus de ne reconnoître jamais d’autre maître qu’elle; se donnant mutuellement l’exemple des vertus républicaines, (1) C 315, pl. 1 261, p. 8. (2) P.-V., XLIII, 54. Bln, 27 therm. (1er suppl1). (3) C 312, pl. 1 243, p. 7 (Adresse à la Convention nationale, votée par le conseil général de la commune de Gien dans sa séance du 28 messidor l’an deux de la République).