SÉANCE DU 7 FRIMAIRE AN III (27 NOVEMBRE 1794) - N° 6 243 [Les citoyens composant le conseil général de la commune d’Anduze à la Convention nationale, Anduze, le 10 brumaire an 7/Z] (36) Représentons, Nous avons lu en conseil général votre adresse au Peuple français, chacun a parfaitement reconnu dans vos principes ceux dont il est animé. Oui, représentons, il étoit temps que ce sistème de terreur qui comprimoit toutes les vertus fut remplacé par celuy de la justice. Le dix thermidor, vous avez abattu le triumvirat, avec eux a disparu cette foule d’être immoraux, qui placés par les agens de Robespierre retenoient sous un sceptre de fer tous ceux qui ne leur res-sembloient point. Législateurs, achevez donc de purger la République de tous les fripons, frappés indistinctement les scélérats, quel parti qu’ils embrassent, que le gouvernement révolutionnaire ne soit plus que la terreur des méchans. Rouvrez les sources de la fortune publique en dégageant l’agriculture et le commerce, des entraves des réquisitions et rétentions, que la loy salutaire du Maximum soit maintenue et que ses détracteurs soient poursuivis comme les ennemis les plus cruels de la République. Restez fermes à votre poste, ne souffrez pas qu’aucune puissance usurpatrice s’élève à côté de la seule et véritable puissance, la représentation nationalle, c’est à elle que les plus chers intérêts de la Répubbque sont confiés, elle seule est la dépositaire de l’auhtorité et nous n’en reconnoi-trons jamais d’autre. Vive la République, vive la Convention nationalle. ROUXELHELL, maire, Ferrier, Gaussorgue, agents nationaux et 15 autres signatures dont celles de 3 officiers municipaux. 6 La société populaire séante à Givet [Ardennes] félicite la Convention nationale sur son Adresse au peuple français, et sur le bonheur qu’elle éprouve de voir que le représentant du peuple Charles Delacroix, a mis la probité et la justice à l’ordre du jour dans le département des Ardennes. Mention honorable, insertion au bulletin (37). [La société populaire de Givet à la Convention nationale, Givet, le 30 brumaire an III] (38) Égabté, Révolution, Justice, Probité. Citoyens législateurs, La société populaire de Givet vous félicite d’avoir remplacé la terreur par le rétablissement de la justice, elle vous témoigne la satisfaction qu’elle a éprouvé à la lecture de votre adresse au peuple français, qui fait si bien connaître l’intention ferme dans laquelle vous estes d’abattre toutes les factions ; comme aussi elle vous félicite sur le bonheur qu’elle éprouve de voir que le représentant du peuple Charles de la Croix, met par son intégrité et sa fermeté, dans ce département, la justice et la probité à l’ordre de tous les jours. Représentans du peuple, les maux qui ont affligés ce département et principalement cette commune, tenoient à un sistème affreux de désorganisation, dont vos comités, connoissent déjà sans doute une partie des acteurs, et leurs délits contre révolutionnaires ; que le glaive de la loi se promene sur la tête de ces petits Robespierre, de ces vils despotes usurpateurs de tous les pouvoirs, de ces hommes immoraux toujours prêts à se rallier aux conspirateurs, de ces intrigants, de ces hommes de sang, qui sont parvenus par la terreur, leurs menées sourdes et calomnieuses, jusqu’au point d’arracher à des citoyens paisibles et vertueux, des adresses sanguinaires ; de ces dominateurs ambitieux, qui dans l’agonie du crime, s’agitent encore pour ébranler la république en nous conduisant à la tirannie par l’anarchie. Comme ce Delécole. qui pour le malheur commun s’est maintenu dans le poste de maire de la commune de Givet jusqu’à l’époque de la dernière régénération, malgré la loi, la municipalité, l’avis du district, l’arrêté du département; et contre lesquels scélérats, la société jure une guerre étemelle, et de leur arracher le masque sous lequel ils voudraient se cacher. Législateurs, la société vous atteste que le patriotisme respire, que la justice triomphe, elle vous félicite de vos décrets relatifs aux sociétés populaires, notament sur celui qui a aboli les dénominations qui étoient devenu le ralliement des factieux. Tels que Jacobins, Feuillants, Cor-delliers, etc, etc, etc. Et rendant aux sociétés populaires leur véritable institution ne leur laisse plus que la faculté de faire le bien, et jure enfin de périr plutôt que de dévier de ces principes : de ne reconnoittre d’autre point centrale que la Convention nationalle, qu’elle mérite de rester à son poste jusqu’à la paix. Vive la République, vive la Convention nationale. Le décadi 30 brumaire de l’an 3 de la République française une et indivisible. Ont signé les citoyens réunis en société populaire. Poitevin, officier de la garnison et 85 autres signatures, dont 17 comme «membres composant la justice de paix». (36) C 328 (1), pl. 1447, p. 22. (37) P.-V., L, 135. (38) C 328 (2), pl. 1457, p. 12.