[Convention nationale.] ARCHIVES PARLEMENTAIRES. «�“ïmbre 1793 625 son poste, et la félicitent d’avoir fait tomber la tête de la scélérate Antoinette et celles des arti¬ ficieux hypocrites qui, n’ayant à la bouche que les noms de patrie et de liberté, cherchaient à fédéraliser la France. Mention honorable et insertion au « Bulle¬ tin » (1). Suit V adresse de la Société populaire, du conseil général de la commune et du conseil dm district de Boulogne-sur-mer (2). La Société populaire de Boulogne-sur-Mer, à la Convention nationale. Boulogne-sur-Mer, le 15 brumaire de l’an II de la République française, une et indivisible. « Représentants, « La tête de la louve autrichienne, celles des scélérats députés, infidèles à leur mandat et instigateurs du fédéralisme hideux, sont enfin tombées sous le glaive de la loi. Grâces vous en soient rendues, la République est sauvée. Mais jusqu’à ce que les tyrans soient abattus, n’abandonnez pas le poste qui vous a été confié, nous vous en conjurons derechef au nom de la patrie : vous ne serez pas sourds à sa voix. « Salut et fraternité. « Les membres composant la Société républi¬ caine et montagnarde de Boulogne-sur-Mer. » (Suivent 78 signatures. ) » Citoyens représentants, « Le conseil général de la commune révolu¬ tionnaire de Boulogne-sur-Mer s’unit à la Société républicaine pour vous féliciter d’avoir fait tomber la tête de la scélérate Antoinette et de ces artificieux hypocrites qui, n’ayant à la bou¬ che que les noms de patrie et de liberté, cher¬ chaient à fédéraliser la France et à établir l’orgueilleuse domination des riches sur les débris du trône renversé, qui, en s’emparant de toutes les trompettes de la renommée, étaient parvenus à donner quelque consistance à d’a¬ troces calomnies semées contre les plus intré¬ pides amis de la Révolution. « Le conseil général vous invite aussi à ne pas abandonner les rênes de l’administration, que nos ennemis ne soient anéantis et que la Répu¬ blique ne soit fondée sur des bases fermes et inébranlables. « Les jour, mois et an que dessus. » (Suivent 19 signatures.) « Citoyens représentants, « Le conseil général du district révolution¬ naire de Boulogne-sur-Mer déteste les riches, les égoïstes, travaille de toutes ses forces à établir l’égalité, suit les principes de la Convention, triomphera par elle ou tombera avec elle. Il applaudit à tous les actes de justice par les¬ quels elle assure le bonheur de la France. La (1) Procès-verbaux de la Convention, t. 26, p. 24, (2) Archives nationales , carton C 284, dossier 819. lre SÉRIE, T. LXXIX, mort d’Antoinette lui a fait ce plaisir que cause là destruction d’une hyène; celle de Brissot et consorts est un plus grand bienfait encore pour la France. « Législateurs, continuez, et songez que tant que la patrie ne sera pas hors de danger vous seriez responsables des malheurs qui lui arrive¬ raient si vous abandonniez votre poste. « Le conseil général du district révolution¬ naire de Boulogne, le 17 brumaire de l’an II de la République française, une, indivisible et impé¬ rissable. « J. -F. Baret; G. Podevin; Dupont; Du Blaisel; Courtois; Dutertre; Henry; Belle. « Leduc, Gâche, Sainte-Beuve, nos collègues, n’ont pas signé parce qu’ils sont absents pour les affaires de la République. >• Genin, député du Mont-Blanc, fait don à la République d’une somme de 3,600 livres, prix d’estimation de deux chevaux qui servaient au transport de ses denrées, et qui sont plus utile¬ ment employés au service du canon. Mention honorable et insertion au « Bulle¬ tin » (1). Suit la lettre de Genin (2). A la Convention nationale. « Paris, 30 brumaire, an II de la République. « Citoyen Président, « Le conseil de la commune de Chambéry, m’ayant chargé de faire la liste des chevaux de luxe de son arrondissement, je pensai que deux chevaux qui m’appartenaient et servaient ordinairement à transporter mes denrées en ville, seraient employés plus utilement au ser¬ vice d’un canon. Je les présentai comme che¬ vaux de luxe; ils furent estimés trois mille et six cents livres. Aujourd’hui, je te déclare que cette somme ne m’est pas nécessaire et qu’elle appartient à la République. « Salut et fraternité, « Ton collègue, « Genin, député suppléant du Mont-Blanc, admis le 7 août ( vieux style ) à la Conven¬ tion nationale. » Les représentants du peuple Collot-d’Herbois et Fouché écrivent de Commune-Affranchie qu’ils poursuivent leur mission avec l’énergie de répu¬ blicains qui ont le sentiment profond de leur caractère; qu’ils ne doivent voir et ne voient que la République; qu’ils n’écoutent que le cri du peuple, qui veut que le sang des patriotes soit vengé. Ils joignent à leurs lettres trois arrêtés (1) Procès-verbaux de la Convention, t. 26, p. 25. (2) Archives nationales, carton C 284, dossier 818. Supplément au Bulletin de la Convention du 2e jour de la lre décade du 3e mois de l’an II {vendredi 22 novembre 1793). 40