282 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE Restés à votre poste. Achevés une aussi belle révolution. Nous ne reconnoissons pour centre que la Convention. Elle ne sera jamais plus en danger que nous, puisqu’au premier signal, nous partirons faire un rempart de nos corps pour sa sûreté et celle de la République; et nous concoure rons toujours à parer les coups affreux que la tiranye et l’aristocratie veulent lancer pour la destruction de la liberté. Gallereux (présid.), Jean (secret.), Ph. Bache-let (secrét.) [et une signature illisible]. [La sté popul. de la Montagne de Georges, séante à Charbuy, aux cns membres de la Conv.; Charbuy, 10 therm. II]. Législateurs, Les victoires qui sonts à l’ordre du jour dans toutes les armées de la République, sonts des preuves non suspectes que votre surveillance en a chassé ces infâmes qui trahissoient leur patrie. Mais la société conservera longtemps les sentiments douloureux que lui a inspirés la red[d]ition de Landreci[e]s par les troupes françaises, et elle ne peut se pénétrer que deux cents jeunes citoyens de ce canton, qui faisoient partie de la garnison de cette place, y aient concouru par lâcheté et avec connoissance. Ils étoient sorti[s] de leurs foyers, plains d’ardeur et de courage, pour purger le sol de la République des vils esclaves des despotes. S’ils n’étoient pas instruits parfaitement du métier de la guerre, leurs cœurs étoient purs et ils connois-soient leurs devoirs. Ils n’étoient à Landreci[e]s que depuis 7 jours lors de la red[d]ition de cette place, 20 jours après leur sortie de leurs demeures, incorruptibles. Ils n’onts pu connaître le germe de la trahison qui les onts enveloppés et les ont livrés à l’ennemis. Landreci[e]s est repris. Vive la République ! Mais la société n’est pas moins affectée de ce que ses concytoyens partagent l’ignominie de l’infâme trahison de sa prise par les troupes des tirans, et elle s’empresse de vous transmettre ses foibles observations, espérant qu’elles détruiront les impressions défavorables que la Convention pour[r]ait avoir sur le compte de la première réquisition de ce canton, et l’assurer que, s’ils peuvent ère délivrés de l’ennemi, ils donneront des preuves de leur attachement pour la liberté et de leur ardeur, en mettant à exécution le sublime décret contre les féroces Anglais et Hanovriens : la mort des tirans et de leurs esclaves est nécessaire pour que la liberté s’affermisse. Restés à votre poste, nous ne cesserons de vous le répéter. Les républicains sçavent ap[p]récier la valeur d’une législature aussy fidèle aux droits du peuple, et nous concoure-rons toujours de toutes nos forces et sans lâcheté à maintenir la représentation natio-nalle. Si nous croyions que les jeunes gens de la première réquisition de ce canton fussent coupables, nous demanderions nous-mêmes qu’ils fussent regardés comme des traîtres. Mais, élevés sous nos yeux, nous osons avec certitude proclamer leur innocence. L. Massot (vice-présid.), Grégoire (présid.), Ph. Bachelet (secrét.). e" [La sté popul. de Vermenton{l ) aux membres composants la Conv.; s.d. 7(2). Citoyens représentans, Encor un moment, l’ouvrage de tant de veilles étoit enseveli pour jamais. Encore un moment, et l’infâme tyrannie s’élevoit avec audace sur les débris de notre République naissante. Grâces te soient rendues, génie bienfaisant qui a veillé sur les jours de nos vertueux représentans ! Et toi, peuple généreux, qui les a couvert de ta redoutable égide, reçois les remerciemens de la patrie sauvée. Les traîtres sont punis, vive la République! Bientôt les agens perfides du triple tyran seront connus; leurs menées sourdes, vengeresses et sanguinaires sont déjouées. Epars dans nos fidèles campagnes, ils ont trop longtems, sous le masque d’un faux et outré patriotisme, fait assassiner les vrais amis de la | liberté. Il est tems que la justice paralysée 1 reprenne ses droits; il est tems que le sang de ces antropophages appaise leurs mânes innocentes; Il est temps enfin que la justice et la probité ne soient plus un vain nom. L’homme probre (sic), le républicain vertueux, pourra donc, paisible au sein de sa patrie, y propager l’amour des loix, du gouvernement révolutionaire et des vertus civiques. La France a les yeux fixés sur vous, représentans immortels. Restez à votre poste, et, puisque c’est au milieu des orages que doit se fonder la première République du monde, achevez votre ouvrage. Si les destins sont contraires, si la tyrannie triomphe, en dépit de nos efforts, mourez, nous vous imiterons. Yvers (?) (présid.), Mignot (secrét). f" [La sté popul. de Riom (3) à la Conv.; s.d.]( 4). Citoyens représentans, Le peuple, toujours debout, veut l’affermissement de la République; il veut la punition des traîtres et des conspirateurs, et vous remplissés dignement votre mission en livrant à la vengeance nationale les hipocrites qui établissent leur grandeur individuelle et la chute du gouvernement démocratique, sur la popularité, sur le langage de la vertu. (1) Yonne. (2) C 315, pl. 1262, p. 37 (au-dessus du titre cette citation : « ...Jurons d’exterminer/ Quiconque, ainsy que luy, prétendra gouverner »). Mentionné par 29 therm. (2e suppl1). (3) Puy-de-Dôme. (4) C 315, pl. 1262, p. 30; J. Sablier (du soir), n° 1483 (pour 1485). 282 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE Restés à votre poste. Achevés une aussi belle révolution. Nous ne reconnoissons pour centre que la Convention. Elle ne sera jamais plus en danger que nous, puisqu’au premier signal, nous partirons faire un rempart de nos corps pour sa sûreté et celle de la République; et nous concoure rons toujours à parer les coups affreux que la tiranye et l’aristocratie veulent lancer pour la destruction de la liberté. Gallereux (présid.), Jean (secret.), Ph. Bache-let (secrét.) [et une signature illisible]. [La sté popul. de la Montagne de Georges, séante à Charbuy, aux cns membres de la Conv.; Charbuy, 10 therm. II]. Législateurs, Les victoires qui sonts à l’ordre du jour dans toutes les armées de la République, sonts des preuves non suspectes que votre surveillance en a chassé ces infâmes qui trahissoient leur patrie. Mais la société conservera longtemps les sentiments douloureux que lui a inspirés la red[d]ition de Landreci[e]s par les troupes françaises, et elle ne peut se pénétrer que deux cents jeunes citoyens de ce canton, qui faisoient partie de la garnison de cette place, y aient concouru par lâcheté et avec connoissance. Ils étoient sorti[s] de leurs foyers, plains d’ardeur et de courage, pour purger le sol de la République des vils esclaves des despotes. S’ils n’étoient pas instruits parfaitement du métier de la guerre, leurs cœurs étoient purs et ils connois-soient leurs devoirs. Ils n’étoient à Landreci[e]s que depuis 7 jours lors de la red[d]ition de cette place, 20 jours après leur sortie de leurs demeures, incorruptibles. Ils n’onts pu connaître le germe de la trahison qui les onts enveloppés et les ont livrés à l’ennemis. Landreci[e]s est repris. Vive la République ! Mais la société n’est pas moins affectée de ce que ses concytoyens partagent l’ignominie de l’infâme trahison de sa prise par les troupes des tirans, et elle s’empresse de vous transmettre ses foibles observations, espérant qu’elles détruiront les impressions défavorables que la Convention pour[r]ait avoir sur le compte de la première réquisition de ce canton, et l’assurer que, s’ils peuvent ère délivrés de l’ennemi, ils donneront des preuves de leur attachement pour la liberté et de leur ardeur, en mettant à exécution le sublime décret contre les féroces Anglais et Hanovriens : la mort des tirans et de leurs esclaves est nécessaire pour que la liberté s’affermisse. Restés à votre poste, nous ne cesserons de vous le répéter. Les républicains sçavent ap[p]récier la valeur d’une législature aussy fidèle aux droits du peuple, et nous concoure-rons toujours de toutes nos forces et sans lâcheté à maintenir la représentation natio-nalle. Si nous croyions que les jeunes gens de la première réquisition de ce canton fussent coupables, nous demanderions nous-mêmes qu’ils fussent regardés comme des traîtres. Mais, élevés sous nos yeux, nous osons avec certitude proclamer leur innocence. L. Massot (vice-présid.), Grégoire (présid.), Ph. Bachelet (secrét.). e" [La sté popul. de Vermenton{l ) aux membres composants la Conv.; s.d. 7(2). Citoyens représentans, Encor un moment, l’ouvrage de tant de veilles étoit enseveli pour jamais. Encore un moment, et l’infâme tyrannie s’élevoit avec audace sur les débris de notre République naissante. Grâces te soient rendues, génie bienfaisant qui a veillé sur les jours de nos vertueux représentans ! Et toi, peuple généreux, qui les a couvert de ta redoutable égide, reçois les remerciemens de la patrie sauvée. Les traîtres sont punis, vive la République! Bientôt les agens perfides du triple tyran seront connus; leurs menées sourdes, vengeresses et sanguinaires sont déjouées. Epars dans nos fidèles campagnes, ils ont trop longtems, sous le masque d’un faux et outré patriotisme, fait assassiner les vrais amis de la | liberté. Il est tems que la justice paralysée 1 reprenne ses droits; il est tems que le sang de ces antropophages appaise leurs mânes innocentes; Il est temps enfin que la justice et la probité ne soient plus un vain nom. L’homme probre (sic), le républicain vertueux, pourra donc, paisible au sein de sa patrie, y propager l’amour des loix, du gouvernement révolutionaire et des vertus civiques. La France a les yeux fixés sur vous, représentans immortels. Restez à votre poste, et, puisque c’est au milieu des orages que doit se fonder la première République du monde, achevez votre ouvrage. Si les destins sont contraires, si la tyrannie triomphe, en dépit de nos efforts, mourez, nous vous imiterons. Yvers (?) (présid.), Mignot (secrét). f" [La sté popul. de Riom (3) à la Conv.; s.d.]( 4). Citoyens représentans, Le peuple, toujours debout, veut l’affermissement de la République; il veut la punition des traîtres et des conspirateurs, et vous remplissés dignement votre mission en livrant à la vengeance nationale les hipocrites qui établissent leur grandeur individuelle et la chute du gouvernement démocratique, sur la popularité, sur le langage de la vertu. (1) Yonne. (2) C 315, pl. 1262, p. 37 (au-dessus du titre cette citation : « ...Jurons d’exterminer/ Quiconque, ainsy que luy, prétendra gouverner »). Mentionné par 29 therm. (2e suppl1). (3) Puy-de-Dôme. (4) C 315, pl. 1262, p. 30; J. Sablier (du soir), n° 1483 (pour 1485). SÉANCE DU 20 THERMIDOR AN II (7 AOÛT 1794) - N° 1 283 Ils ont donc subis le juste châtiment dû à leurs forfaits, ces faux amis du peuple, ces scéllérats hipocrites, qui n’ont poursuivis les factions brissotines et hébertistes que pour mieux établir leur domination. Le département du Puy-de-Dôme, la Convention, la frontière sont délivrés de la tyrannie des Robespierre, des Couthon. Gloire immortelle à vous, citoyens représentans, qui savés montrer de l’énergie, de l’inflexibilité dans les circonstances orageuses qui menacent le salut du peuple ! Encore une fois vous avés sauvé la France, et bien mérité de la patrie. Restés au poste de l’honneur; dirigés le vaisseau de l’Etat. Et nous, nous jurons de rester inviolablement attachés à la masse de la Convention, de veiller avec tous les patriotes pour le maintien et la deffense de la République. [Suivent 125 signatures]. g" [La sté popul. régénérée de Dijon à la Conv.; s.d.]{ 1). Citoyens représentants, Un monstre avait osé concevoir le dessein de renverser la liberté, et, sur ses ruines, de fonder la tyrannie. Vous l’avés terrassé : grâces vous soient rendues ! Frappés, anéantissés tous les conspirateurs et les tyrans, c’est le vœu du peuple français. Il ne connaîtra jamais d’autre maître que la loi. Il veut la République, il l’a juré, il tiendra son serment. Ses sacrifices, ses privations pendant six années, pour conquérir une liberté qu’il idolâtre, ne seront pas infructueux. Rien ne lui coûte pour conserver un bien si précieux, mais malheur à celui qui serait tenté de le lui ravir. La postérité aura peine à croire que, dans le sein même du sénat français, au moment même où il proclame la vertu et la justice à l’ordre du jour, il se soit trouvé de nouveaux Catilina; ces monstres étaient prêts à plonger le poignard dans le cœur des membres de la représentation nationale restés fidelles à leur serment. Mais le génie de la liberté était là, il veillait, et, d’un seul de ses regards, il précipite ces scélérats dans l’abîme qui attend tous ceux qui seraient tentés de les imiter. 0 vous, législateurs qui êtes restés jusqu’ici fidelles à la cause du peuple, vous qui venés de donner à la France entière un exemple terrible mais juste, de la punition des monstres qui avaient osé concevoir le dessein de s’élever au-dessus de la souveraineté du peuple, vous qui n’avés jamais oublié que ce grand peuple ne vous a délégués que pour travailler à son bonheur, continués à bien mériter de lui, et vous acquérerés de nouveaux droits à sa reconnaissance. Tel est le vœu de la société populaire régénérée de Dijon. (1) C 315, pl. 1262, p. 36. Mentionné par Bm, 29 therm. (2e suppl1). [Suivent plus de 140 signatures, dont celles d’un certain Daum qui se dit « victime du tyran Robespierre, Saint-Just et Lebas, et en arrestation à Dijon »]. h" [La sté popul. de Donzy (1) à la Conv.; Donzy, 13 therm. II] (2). Représentans du peuple, Votre énergie vient encore une fois de sauver la patrie dans la journée et dans la nuit du 9 du courant. L’échafaud, par le moyen de votre antique vigueur, a fait justice de Roberspierre, de ce monstre qui, dans le sang le plus pur, vouloit noyer la France pour la dominer. Nous avons vu avec indignation qu’à la maison commune de Paris sa furie étoit au comble; mais aussitôt nous avons été rassurés, votre sagesse et vos pressantes mesures ayant terminé les forfaits et la vie de ce tyran en le livrant au glaive révolutionaire avec ceux de ses complices déjà découverts. Elle tendoit bien à la dictature, la conduite de Roberspierre, qui, depuis long-tems, ne cessoit de calomnier le plus grand nombre des législateurs : c’est ainsi qu’en dénonçant la Convention, il espéroit atténuer le gouvernement, et nous mener par là à cette dictature. Courage, républicains ! Chassez de votre sein tous les ennemis de la liberté et de l’égalité, tous les amis coupables de Roberspierre, dont le perfide talent et le simulacre d’une vertu austère n’ont été que l’art criminel de trahir la patrie. Restez à votre poste, législateurs, restez-y jusqu’à la destruction totale des tyrans et des conspirateurs ! Vous avez, dans plus d’une circonstance, sauvé la patrie; vous la sauvez aujourd’hui avec gloire et vous la sauverez encore. Le peuple est là; il veut la liberté, l’égalité. Vous avez tout fait pour elles, il le sent, il le voit. Aussi, pénétrés de cette intime confiance, nous vous assurons que, fidèles aux principes destructifs de la tyrannie, nous sommes et demeurerons toujours inviolablement attachés à la représentation nationale. Vive la République, une et indivisible ! Vive la Convention ! Bucard, Dameron fils, Coulon, Serizier, Moreau, Cachon, Alfoy-Seigne, Coqueval, Gau-lon, Bruere, Moussut, Poyaux (?), Née, Poingt, Rémond, Boizau, Cachet, Seguin, Lacau François, Merlot, Blondet, Boursault, autre Coqueval, Guillard, Petit, Rémond fils, Pierre Queval, Patteau, Rameau (ve présid.), Mattré, Bressy, Couzoux-Chenault, Raffeau, autre Raffeau, Deuvireterre (membre de la sté popul. régénérée de Cosne, actuellement à Donzy), Marrou (présid.), Gaulon fils, Binetou (secrét.) [et 1 signature illisible], (1) Nièvre. (2) C 315, pl. 1262, p. 34. Mentionné par B“", 29 therm. (2e suppl1). SÉANCE DU 20 THERMIDOR AN II (7 AOÛT 1794) - N° 1 283 Ils ont donc subis le juste châtiment dû à leurs forfaits, ces faux amis du peuple, ces scéllérats hipocrites, qui n’ont poursuivis les factions brissotines et hébertistes que pour mieux établir leur domination. Le département du Puy-de-Dôme, la Convention, la frontière sont délivrés de la tyrannie des Robespierre, des Couthon. Gloire immortelle à vous, citoyens représentans, qui savés montrer de l’énergie, de l’inflexibilité dans les circonstances orageuses qui menacent le salut du peuple ! Encore une fois vous avés sauvé la France, et bien mérité de la patrie. Restés au poste de l’honneur; dirigés le vaisseau de l’Etat. Et nous, nous jurons de rester inviolablement attachés à la masse de la Convention, de veiller avec tous les patriotes pour le maintien et la deffense de la République. [Suivent 125 signatures]. g" [La sté popul. régénérée de Dijon à la Conv.; s.d.]{ 1). Citoyens représentants, Un monstre avait osé concevoir le dessein de renverser la liberté, et, sur ses ruines, de fonder la tyrannie. Vous l’avés terrassé : grâces vous soient rendues ! Frappés, anéantissés tous les conspirateurs et les tyrans, c’est le vœu du peuple français. Il ne connaîtra jamais d’autre maître que la loi. Il veut la République, il l’a juré, il tiendra son serment. Ses sacrifices, ses privations pendant six années, pour conquérir une liberté qu’il idolâtre, ne seront pas infructueux. Rien ne lui coûte pour conserver un bien si précieux, mais malheur à celui qui serait tenté de le lui ravir. La postérité aura peine à croire que, dans le sein même du sénat français, au moment même où il proclame la vertu et la justice à l’ordre du jour, il se soit trouvé de nouveaux Catilina; ces monstres étaient prêts à plonger le poignard dans le cœur des membres de la représentation nationale restés fidelles à leur serment. Mais le génie de la liberté était là, il veillait, et, d’un seul de ses regards, il précipite ces scélérats dans l’abîme qui attend tous ceux qui seraient tentés de les imiter. 0 vous, législateurs qui êtes restés jusqu’ici fidelles à la cause du peuple, vous qui venés de donner à la France entière un exemple terrible mais juste, de la punition des monstres qui avaient osé concevoir le dessein de s’élever au-dessus de la souveraineté du peuple, vous qui n’avés jamais oublié que ce grand peuple ne vous a délégués que pour travailler à son bonheur, continués à bien mériter de lui, et vous acquérerés de nouveaux droits à sa reconnaissance. Tel est le vœu de la société populaire régénérée de Dijon. (1) C 315, pl. 1262, p. 36. Mentionné par Bm, 29 therm. (2e suppl1). [Suivent plus de 140 signatures, dont celles d’un certain Daum qui se dit « victime du tyran Robespierre, Saint-Just et Lebas, et en arrestation à Dijon »]. h" [La sté popul. de Donzy (1) à la Conv.; Donzy, 13 therm. II] (2). Représentans du peuple, Votre énergie vient encore une fois de sauver la patrie dans la journée et dans la nuit du 9 du courant. L’échafaud, par le moyen de votre antique vigueur, a fait justice de Roberspierre, de ce monstre qui, dans le sang le plus pur, vouloit noyer la France pour la dominer. Nous avons vu avec indignation qu’à la maison commune de Paris sa furie étoit au comble; mais aussitôt nous avons été rassurés, votre sagesse et vos pressantes mesures ayant terminé les forfaits et la vie de ce tyran en le livrant au glaive révolutionaire avec ceux de ses complices déjà découverts. Elle tendoit bien à la dictature, la conduite de Roberspierre, qui, depuis long-tems, ne cessoit de calomnier le plus grand nombre des législateurs : c’est ainsi qu’en dénonçant la Convention, il espéroit atténuer le gouvernement, et nous mener par là à cette dictature. Courage, républicains ! Chassez de votre sein tous les ennemis de la liberté et de l’égalité, tous les amis coupables de Roberspierre, dont le perfide talent et le simulacre d’une vertu austère n’ont été que l’art criminel de trahir la patrie. Restez à votre poste, législateurs, restez-y jusqu’à la destruction totale des tyrans et des conspirateurs ! Vous avez, dans plus d’une circonstance, sauvé la patrie; vous la sauvez aujourd’hui avec gloire et vous la sauverez encore. Le peuple est là; il veut la liberté, l’égalité. Vous avez tout fait pour elles, il le sent, il le voit. Aussi, pénétrés de cette intime confiance, nous vous assurons que, fidèles aux principes destructifs de la tyrannie, nous sommes et demeurerons toujours inviolablement attachés à la représentation nationale. Vive la République, une et indivisible ! Vive la Convention ! Bucard, Dameron fils, Coulon, Serizier, Moreau, Cachon, Alfoy-Seigne, Coqueval, Gau-lon, Bruere, Moussut, Poyaux (?), Née, Poingt, Rémond, Boizau, Cachet, Seguin, Lacau François, Merlot, Blondet, Boursault, autre Coqueval, Guillard, Petit, Rémond fils, Pierre Queval, Patteau, Rameau (ve présid.), Mattré, Bressy, Couzoux-Chenault, Raffeau, autre Raffeau, Deuvireterre (membre de la sté popul. régénérée de Cosne, actuellement à Donzy), Marrou (présid.), Gaulon fils, Binetou (secrét.) [et 1 signature illisible], (1) Nièvre. (2) C 315, pl. 1262, p. 34. Mentionné par B“", 29 therm. (2e suppl1).