Séance du 11 Floréal An II (Mercredi 30 avril 1794) Laloi, ex-président, occupe le fauteuil. La séance est ouverte à onze heures. Un membre de la commission des dépêches donne lecture de la correspondance. 1 La Société des amis de la liberté et de l’égalité, séante à Auch, félicite la Convention nationale de ce que par sa vigilance et sa sagacité elle a démêlé le plan subversif de la probité et des mœurs, que les despotes et leurs abominables suppôts vouloient établir parmi nous. « Ils ont, dit cette société, l’amour du luxe, et » non celui de la simplicité; ils sont ambitieux » de domination et d’or, et nous de liberté et >» de fer; ils s’enivrent de lubricité, nous savou-» rons le doux plaisir de la tendresse et de >» l’amitié; ils s’énervent dans la mollesse et les » excès, nous devenons plus forts par la tem-» pérance ». Mention honorable, insertion au bulletin (1). [Auch, 16 germ. II] (2). « Citoyens représentans du peuple français, Ainsi la République allait périr par la corruption si votre vigilance, votre sagesse n’eussent démêlé ce plan subversif de la probité et des mœurs ! Ainsi vous avez de nouveau consacré cette grande maxime que la vertu est le principe de la démocratie ! Et en frappant sans pitié ces êtres vils qui voulaient nous ramener mollement à la tyrannie; vous apprenez à l’univers que la France a recueilli dans son sein la vertu éplorée et que nous ne souffrirons point que le vil corrupteur ose vouloir s’asseoir avec elle dans cet asile inviolable. Qu’ils tremblent donc, et les despotes et leurs abominables suppôts; ils ont l’amour du luxe et nous celui de la simplicité; ils sont ambitieux de domination et d’or et nous de liberté et de fer. Ils s’enivrent de lubricité, nous savourons le doux plaisir de la tendresse et de l’amitié; ils s’énervent dans la mollesse et les excès, nous devenons plus forts par la tempérance. Continuez, Citoyens, ce devoir sévère d’abattre (1) P.V., XXXVI, 234. Bin, 13 flor., J. Fr., n° 584. (2) C 303, pl. 1108, p. 14. l’orgueil et ces restes tremblants du despotisme. Que la France s’épure enfin dans ce creuset salutaire; que son langage ne soit plus deshonoré par les expressions du libertinage et de la crapule : qu’un homme infâme par ses mœurs soit regardé comme un traître; que la vertu ait des temples dans les cœurs de tous les Français et qu’on ne voit plus autour d’elle au milieu de nous que la simplicité; l’Europe, le monde, l’univers apprendront à vénérer la France; il faut qu’ils craignent, en s’approchant de cette terre de la vertu, de profaner, de violer le sanctuaire de la divinité •». Saccassin (présid.), Dermolin (secret.), Cazaux, B. Sentetz (secrét.). 2 Les administrateurs du district de Montpellier font passer des épis de blé, des branches de vigne et d’olivier, qui annoncent les progrès rapides et extraordinaires de la végétation, et qui font espérer que la récolte sera avancée d’un mois : on diroit, ajoutent-ils, que la nature s’est levée en masse pour seconder les efforts des amis de la liberté. L’épi, le raisin, s’épanouissent, l’olive s’offre, le laurier qui ne flétrit jamais, fleurit par-tout sur nos rivages. Mention honorable et insertion au bulletin (1). [ Montpellier , 3 flor. II] (2). « Représentants du peuple, Nous déposons parmi vous, sur l’autel de la patrie, une offrande précieuse pour des législateurs, qui ont juré de sauver la République malgré les efforts de l’Europe conjurée, et d’asseoir le bonheur du peuple sur les ressources qui fondent la véritable prospérité des hommes libres, les succès de l’agriculture. Nous vous adressons les prémices hâtifs de nos blés, de nos raisins, et nous y joignons une branche d’olivier, symbole de la seule paix qui nous convienne, la paix fondée sur la victoire et qui présente un phénomène, por-(1) P.V., XXXVI, 235. Bin, 11 flor. (1er suppl.); Débats, n° 588, p. 148; J. Fr., n° 584; J. Matin, n° 619; M.U., XXXIX, 184; J. Mont., n° 169; Rép., n° 132; J. Perlet, n° 586; Audit, nat., n° 585; J. Sablier, n° 1291. (2) C 302, pl. 1095, p. 12. Séance du 11 Floréal An II (Mercredi 30 avril 1794) Laloi, ex-président, occupe le fauteuil. La séance est ouverte à onze heures. Un membre de la commission des dépêches donne lecture de la correspondance. 1 La Société des amis de la liberté et de l’égalité, séante à Auch, félicite la Convention nationale de ce que par sa vigilance et sa sagacité elle a démêlé le plan subversif de la probité et des mœurs, que les despotes et leurs abominables suppôts vouloient établir parmi nous. « Ils ont, dit cette société, l’amour du luxe, et » non celui de la simplicité; ils sont ambitieux » de domination et d’or, et nous de liberté et >» de fer; ils s’enivrent de lubricité, nous savou-» rons le doux plaisir de la tendresse et de >» l’amitié; ils s’énervent dans la mollesse et les » excès, nous devenons plus forts par la tem-» pérance ». Mention honorable, insertion au bulletin (1). [Auch, 16 germ. II] (2). « Citoyens représentans du peuple français, Ainsi la République allait périr par la corruption si votre vigilance, votre sagesse n’eussent démêlé ce plan subversif de la probité et des mœurs ! Ainsi vous avez de nouveau consacré cette grande maxime que la vertu est le principe de la démocratie ! Et en frappant sans pitié ces êtres vils qui voulaient nous ramener mollement à la tyrannie; vous apprenez à l’univers que la France a recueilli dans son sein la vertu éplorée et que nous ne souffrirons point que le vil corrupteur ose vouloir s’asseoir avec elle dans cet asile inviolable. Qu’ils tremblent donc, et les despotes et leurs abominables suppôts; ils ont l’amour du luxe et nous celui de la simplicité; ils sont ambitieux de domination et d’or et nous de liberté et de fer. Ils s’enivrent de lubricité, nous savourons le doux plaisir de la tendresse et de l’amitié; ils s’énervent dans la mollesse et les excès, nous devenons plus forts par la tempérance. Continuez, Citoyens, ce devoir sévère d’abattre (1) P.V., XXXVI, 234. Bin, 13 flor., J. Fr., n° 584. (2) C 303, pl. 1108, p. 14. l’orgueil et ces restes tremblants du despotisme. Que la France s’épure enfin dans ce creuset salutaire; que son langage ne soit plus deshonoré par les expressions du libertinage et de la crapule : qu’un homme infâme par ses mœurs soit regardé comme un traître; que la vertu ait des temples dans les cœurs de tous les Français et qu’on ne voit plus autour d’elle au milieu de nous que la simplicité; l’Europe, le monde, l’univers apprendront à vénérer la France; il faut qu’ils craignent, en s’approchant de cette terre de la vertu, de profaner, de violer le sanctuaire de la divinité •». Saccassin (présid.), Dermolin (secret.), Cazaux, B. Sentetz (secrét.). 2 Les administrateurs du district de Montpellier font passer des épis de blé, des branches de vigne et d’olivier, qui annoncent les progrès rapides et extraordinaires de la végétation, et qui font espérer que la récolte sera avancée d’un mois : on diroit, ajoutent-ils, que la nature s’est levée en masse pour seconder les efforts des amis de la liberté. L’épi, le raisin, s’épanouissent, l’olive s’offre, le laurier qui ne flétrit jamais, fleurit par-tout sur nos rivages. Mention honorable et insertion au bulletin (1). [ Montpellier , 3 flor. II] (2). « Représentants du peuple, Nous déposons parmi vous, sur l’autel de la patrie, une offrande précieuse pour des législateurs, qui ont juré de sauver la République malgré les efforts de l’Europe conjurée, et d’asseoir le bonheur du peuple sur les ressources qui fondent la véritable prospérité des hommes libres, les succès de l’agriculture. Nous vous adressons les prémices hâtifs de nos blés, de nos raisins, et nous y joignons une branche d’olivier, symbole de la seule paix qui nous convienne, la paix fondée sur la victoire et qui présente un phénomène, por-(1) P.V., XXXVI, 235. Bin, 11 flor. (1er suppl.); Débats, n° 588, p. 148; J. Fr., n° 584; J. Matin, n° 619; M.U., XXXIX, 184; J. Mont., n° 169; Rép., n° 132; J. Perlet, n° 586; Audit, nat., n° 585; J. Sablier, n° 1291. (2) C 302, pl. 1095, p. 12. 488 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE tant à la fois des fleurs, des fruits imparfaits, des fruits mûrs. Les tyrans avaient conçu le projet aussi profondément atroce que lâchement absurde de nous vaincre par la faim; ils entreprirent la circonvallation de la France, mais les tyrans n’avaient pour eux ni la providence qui les abhorre, ni la nature qui sourit à la liberté qui est son ouvrage, et nous avions pour nous et le courage de nos soldats et la vertueuse habitude qu’a le peuple des sacrifices. Des sacrifices que la liberté nous a commandés, nous les avons tous faits avec plaisir. Nos soldats ont fait lever le siège de la France, et la nature même a reçu l’impulsion du génie révolutionnaire. Précoce, cette année, au-delà de toute attente, elle a répandu sur sa surface tous les feux au’elle recèle dans ses flancs nourriciers. Les récoltes, devenues si nécessaires par les criminelles entreprises de nos ennemis, la nature, cette année, nous les offre un mois plus tôt que les années ordinaires. On dirait qu’elle s’est levée en masse toute entière pour seconder les efforts des amis de la liberté. L’épi, le raisin s’épanouissent, l’olive s’offre, et le laurier, qui ne se flétrit jamais fleurit partout sur nos rivages. Loin de nous la superstition honteuse, loin de nous les corporations politiques qui prétendent au dangereux privilège d’un commerce particulier avec l’éternel, mais honorons la providence de la République, et disons aux tyrans et à leurs esclaves : redoublez vos efforts, si vous l’osez; nous méprisons l’or et nous avons du fer, du blé, et des soldats ». Langladet, Laval, Joine, Bancal, Estève, Caugeau, Prompt, Larmand aîné, Cauval, Roqueplane, Saintpierre, Paulip, Thomas. Les objets désignés dans la lettre sont déposés sur le bureau. L’assemblée applaudit (1). 3 Le citoyen Aristide-Valcour fait hommage à la Convention d’un drame dont il est l’auteur, intitulé Discipline républicaine. Mention honorable, insertion au bulletein, renvoi au Comité d’instruction publique (2). [Paris, 10 flor. II] (3). « Citoyen président, Propager les principes sacrés de la liberté, surtout au théâtre, est pour l’homme de lettres un devoir indispensable. Je me suis efforcé de le remplir, sans interruption depuis 1789. Je prie la Convention nationale d’agréer l’hommage de mon dernier ouvrage (La discipline républicaine) . J’ai attendu, pour le lui offrir, que son succès fût assuré et que l’assentiment général des républicains m’eût prouvé qu’il n’était pas indigne de lui être présenté. S. et F. Vive la République ». Aristide Valcour. (1) Mon., XX, 352. (2) P.V., XXXVI, 235. Bin, 14 flor. (2e suppl.); J. Fr., n° 584; J. Mont., n° 169. Rien dans les procès-verbaux du Comité. (3) F 17A 1010B, pl. 5, n° 3091. 4 Le citoyen Dourneau, du département de l’Yonne, fait également hommage d’un hymne à l’Eternel (1) qui respire le patriotisme et le républicanisme et démontre l’erreur criminelle des atéistes (2) . Mention honorable, insertion au bulletin, î envoi au Comité d’instruction publique (3). 5 La Société populaire d’Ablois invite la Convention à rester à son poste. Dans cette commune l’église a été changée en temple de la Raison; l’argenterie, le fer et le cuivre ont été portés au district; elle a fait remettre au magasin militaire du district d’Epernay des effets pour nos frères d’armes; elle fait une offrande patriotique de 224 1. 8 s. en numéraire, et 3041. en assignats. Elle demande que le nom de cette commune, appelée autrefois Saint-Martin-d’Ablois, soit changé en celui d’Ablois seulement. Mention honorable, insertion au bulletin, renvoi au Comité de division et d’instruction publique (4). 6 La Société populaire de Ottmarsheim, qui a démasqué et fait arrêter le scélérat Thiry (5) qui se disoit représentant du peuple, félicite la Convention sur ses pénibles travaux, applaudit au décret qui rend les droits précieux de citoyen aux hommes de couleur, la remercie de l’énergie qu’elle a montrée en dévoilant la conspiration qui devoit écraser la représentation nationale et la liberté. Elle demande l’envoi dans ce département des députés montagnards, et qu’on lui donne les bustes des martyrs de la liberté, Lepeletier et Marat. Mention honorable, insertion au bulletin, renvoi au Comité de salut public (6). 7 Le citoyen Castagnier, capitaine de vaisseau, chargé des armemens de la République, de Cette et Agde, annonce qu’ayant fait connoître les besoins de nos armemens au Port-la-Mon-tagne (7), tous les braves Républicains se sont (1) P.V., XXXVI, 235. Bin, 14 flor. (2e suppl.); J. Mont., n° 169. (2) F 17 1207, n° 3112, (3) P.V., XIQCVI, 235. Rien dans les procès-verbaux du Comité. (4) P.V., XXXVI, 236. Bin, 13 flor. et 14 flor. (2e suppl.). Dép. de la Marne. (5) Voir 3 germ., n° 58. (6) P.V., XXXVI, 236. Bln, 13 flor. Dép. du Haut-Rhin. (7) Toulon, Var. 488 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE tant à la fois des fleurs, des fruits imparfaits, des fruits mûrs. Les tyrans avaient conçu le projet aussi profondément atroce que lâchement absurde de nous vaincre par la faim; ils entreprirent la circonvallation de la France, mais les tyrans n’avaient pour eux ni la providence qui les abhorre, ni la nature qui sourit à la liberté qui est son ouvrage, et nous avions pour nous et le courage de nos soldats et la vertueuse habitude qu’a le peuple des sacrifices. Des sacrifices que la liberté nous a commandés, nous les avons tous faits avec plaisir. Nos soldats ont fait lever le siège de la France, et la nature même a reçu l’impulsion du génie révolutionnaire. Précoce, cette année, au-delà de toute attente, elle a répandu sur sa surface tous les feux au’elle recèle dans ses flancs nourriciers. Les récoltes, devenues si nécessaires par les criminelles entreprises de nos ennemis, la nature, cette année, nous les offre un mois plus tôt que les années ordinaires. On dirait qu’elle s’est levée en masse toute entière pour seconder les efforts des amis de la liberté. L’épi, le raisin s’épanouissent, l’olive s’offre, et le laurier, qui ne se flétrit jamais fleurit partout sur nos rivages. Loin de nous la superstition honteuse, loin de nous les corporations politiques qui prétendent au dangereux privilège d’un commerce particulier avec l’éternel, mais honorons la providence de la République, et disons aux tyrans et à leurs esclaves : redoublez vos efforts, si vous l’osez; nous méprisons l’or et nous avons du fer, du blé, et des soldats ». Langladet, Laval, Joine, Bancal, Estève, Caugeau, Prompt, Larmand aîné, Cauval, Roqueplane, Saintpierre, Paulip, Thomas. Les objets désignés dans la lettre sont déposés sur le bureau. L’assemblée applaudit (1). 3 Le citoyen Aristide-Valcour fait hommage à la Convention d’un drame dont il est l’auteur, intitulé Discipline républicaine. Mention honorable, insertion au bulletein, renvoi au Comité d’instruction publique (2). [Paris, 10 flor. II] (3). « Citoyen président, Propager les principes sacrés de la liberté, surtout au théâtre, est pour l’homme de lettres un devoir indispensable. Je me suis efforcé de le remplir, sans interruption depuis 1789. Je prie la Convention nationale d’agréer l’hommage de mon dernier ouvrage (La discipline républicaine) . J’ai attendu, pour le lui offrir, que son succès fût assuré et que l’assentiment général des républicains m’eût prouvé qu’il n’était pas indigne de lui être présenté. S. et F. Vive la République ». Aristide Valcour. (1) Mon., XX, 352. (2) P.V., XXXVI, 235. Bin, 14 flor. (2e suppl.); J. Fr., n° 584; J. Mont., n° 169. Rien dans les procès-verbaux du Comité. (3) F 17A 1010B, pl. 5, n° 3091. 4 Le citoyen Dourneau, du département de l’Yonne, fait également hommage d’un hymne à l’Eternel (1) qui respire le patriotisme et le républicanisme et démontre l’erreur criminelle des atéistes (2) . Mention honorable, insertion au bulletin, î envoi au Comité d’instruction publique (3). 5 La Société populaire d’Ablois invite la Convention à rester à son poste. Dans cette commune l’église a été changée en temple de la Raison; l’argenterie, le fer et le cuivre ont été portés au district; elle a fait remettre au magasin militaire du district d’Epernay des effets pour nos frères d’armes; elle fait une offrande patriotique de 224 1. 8 s. en numéraire, et 3041. en assignats. Elle demande que le nom de cette commune, appelée autrefois Saint-Martin-d’Ablois, soit changé en celui d’Ablois seulement. Mention honorable, insertion au bulletin, renvoi au Comité de division et d’instruction publique (4). 6 La Société populaire de Ottmarsheim, qui a démasqué et fait arrêter le scélérat Thiry (5) qui se disoit représentant du peuple, félicite la Convention sur ses pénibles travaux, applaudit au décret qui rend les droits précieux de citoyen aux hommes de couleur, la remercie de l’énergie qu’elle a montrée en dévoilant la conspiration qui devoit écraser la représentation nationale et la liberté. Elle demande l’envoi dans ce département des députés montagnards, et qu’on lui donne les bustes des martyrs de la liberté, Lepeletier et Marat. Mention honorable, insertion au bulletin, renvoi au Comité de salut public (6). 7 Le citoyen Castagnier, capitaine de vaisseau, chargé des armemens de la République, de Cette et Agde, annonce qu’ayant fait connoître les besoins de nos armemens au Port-la-Mon-tagne (7), tous les braves Républicains se sont (1) P.V., XXXVI, 235. Bin, 14 flor. (2e suppl.); J. Mont., n° 169. (2) F 17 1207, n° 3112, (3) P.V., XIQCVI, 235. Rien dans les procès-verbaux du Comité. (4) P.V., XXXVI, 236. Bin, 13 flor. et 14 flor. (2e suppl.). Dép. de la Marne. (5) Voir 3 germ., n° 58. (6) P.V., XXXVI, 236. Bln, 13 flor. Dép. du Haut-Rhin. (7) Toulon, Var.