(Convention nationale.] ARCHIVES PARLEMENTAIRES. | brumaire an 11 463 ’ ■* 1 '18 nmmmni'û l7Qvl VII. Une commune offre l’argenterie de son ÉGLISE ET CHANTE UN HYMNE PATRIOTIQUE (1). Compte rendu du Journal des Débats et des Déerets (2). Une commune, qui est venue offrir l’argenterie de son église, chante les couplets que nous trans¬ crivons : Hymne patriotique. Assez longtemps sur ces autels On vint adorer le mensonge; Grâce à mes bienfaits, les mortels Ont enfin achevé leur songe. Français avec moi Percez de la foi Le frivole mystère; Mettez sous vos pieds Les sots préjugés; La raison vous éclaire. Ouvrez les yeux sur les dangers $ Dans la Vendée voyez le prêtre, Empruntant pour vous égorger Le nom du Dieu qui vous fit naître. Français, avec moi, etc. Soyons égaux, disait Jésus, Et son vicaire est sur un trône ! Jésus qui n’eut que des vertus, Et des épines pour couronne. Français avec moi, etc. Pour évangile ayez vos. lois, Et l’hymne sacré pour cantique; Pour enfer, l’empire des rois; Pour paradis, la République Français, avec moi, etc. VIII. Adresse de la société révolutionnaire la Bassée, district de Lille (3). Compte rendu du Journal de Perlet (4). La séance s’ouvre par la lecture d’un grand nombre d’adresses. Les Sociétés populaires sont, surtout en ce moment, les organes de l’opinion (1) Cet hymne n’est pas mentionné au procès-verbal de la séance du 28 brumaire an II; mais il est inséré dans lé compte rendu de cette séance publié par le Journal des Débats et dès Décrets. (2) Journal des Débats et des Décrets (brumaire an II, n° 426, p. 382). (3) L’adresse de la Société révolutionnaire de La Bassée n’est pas mentionnée au procès-verbal de la séance du 28 brumaire an II; mais on en trouve un extrait dans le compte rendu de cette séance publié par le Journal de Perlet. . (4) Journal de Perlet [n° 423 du 29 brumaire an II (mardi 19 novembre 1793), p. 393]. publique et envoient à la Convention l’expres¬ sion de leur reconnaissance pour ses travaux. Nous citons l’adresse suivante, parce qu’elle est comme l’abrégé de toutes celles qui ont été aujourd’hui entendues; elle est de la Société révolutionnaire de la commune de Bassée, dis¬ trict de Lille. « Us ont enfin, dit-elle, subi le sort dû à leurs forfaits, les Brissot et ses complices, si indignes de siéger parmi vous; ils formaient le projet monstrueux de substituer un nouveau despo¬ tisme à la liberté. « C’est aussi avec enthousiasme que nous avons appris que la tête de cette seconde Médi-cis, qui a fait si longtemps le malheur des Français, est enfin tombée sous la hache des lois. « Nous n’approuvons pas moins la juste punition que vient d’éprouver l’ambitieux Phlippe-Egalité, qui, sous Son patriotisme trompeur, en coopérant au renversement du trône, nourrissait l’infâme projet de régner sur ses débris. « Enfin c’est à vous, braves et intrépides Montagnards, que nous sommes redevables de l’indivisibilité de la Bépublique; et si, dans le sein de la Convention, il se trouvait encore de ces êtres pervers et assez scélérats pour y porter atteinte, que leur tête tombe. « Législateurs, nous vous conjurons de con¬ tinuer votre glorieuse carrière. Jusqu’au mo¬ ment où tous les brigands couronnés auront flé¬ chi devant la souveraineté du peuple français, nous et nos neveux bénirons à jamais vos tra¬ vaux. « Comptez sur notre courage, sur notre active surveillance, sur notre attachement à l’unité de la République. Nous ne cesserons de surveiller les trames infernales de ces monstres qui souil¬ lent encore le sol de la République. IX. Le maire d’Orléans donne sa démission (1). Compte rendu du Mercure universel (2). Le maire d’Orléans annonce que, surveillant les bois nécessaires à l’approvisionnement de Paris, il ne peut remplir ses fonctions de maire. Il offre sa démission. ThUliOt. J’observe qu’une loi défend à tout fonctionnaire public de quitter son poste, sous peine d’être réputé traître à la patrie. Je demande le renvoi au comité de sûreté générale. (Décrété.) (1) La démission du maire d’Orléans n’est pas mentionnée au procès-verbal de la séance du 28 bru¬ maire an II; mais il y est fait allusion dans le compte rendu de cette séance publié par le Mercure uni¬ versel. (2) Mercure universel (29 brumaire an II (mardi 19 novembre 1793), p. 298, col. 2].