492 [Convention nationale.] ARCHIVES PARLEMENTAIRES, j 29 �umaire�an n .. La commune de Bruyères-le-Châtel, près Arpa-joh, vient également déposer son argenterie. Elle annonce qu’elle a ordonné à son curé, qui lui-même l’a demandé, de ne plus remplir aucune fonction du culte. Elle demande, en outre, à changer de nom. Mention honorable, insertion au « Bulletin » et renvoi au comité de division pour le change¬ ment de nom (1). Suit un extrait de la pétition de la commune de Bruyères-le-Châtel, d'après le Bulletin de la Convention (2). La commune de Bruyères-le-Châtel demande à être désormais nommée Bruyères-Libre. Renvoyé au comité de division. Cette commune a déposé les ornements de son temple et un cercueil de plomb qui contenait les ossements du ci-devant seigneur de ce canton. Elle invite la Convention à rester à son poste. La commune d’Arpajon, département de Seine-et-Oise, applaudit aux travaux de l’Assemblée, l’invite à rester à son poste, et envoie les richesses de son église, abjurant désormais, dit-elle, l’er¬ reur qui jusqu’ici l’a guidée. Mention honorable, insertion au « Bulletin » (3). Suit l'offre de la commune d'Arpajon (4). « Citoyens représentants, « Nos concitoyens, composant la commune d’Arpajon, département de Seine-et-Oise, nous députent vers vous. « Nous venons offrir à la République toutes les richesses que renfermait notre ci-devant église. « Abjurant l’erreur, nous n’avons rien voulu conserver, la raison seule nous guidant désor¬ mais, nous n’aurons d’objets sacrés que la pa¬ trie, la liberté et les lois. « Citoyens, nous adhérons et applaudissons à tous vos décrets, et vous invitons à continuer vos travaux. « La France entière crie à chacun de vous : reste à ton poste et ne l’abandonne que quand tu auras forcé nos ennemis à s’humilier devant nous. » Lettre du citoyen Cochet, prêtre à Chama-rande, qui envoie à son père ses lettres de prê¬ trise, que celui-ci dépose sur le bureau. Insertion au « Bulletin » (5). Suit la lettre du citoyen Cochet à son père (6). \ Chamarande, ce 26 brumaire de la 2e année. « Mon père, « Je suis d’autant plus inquiet de ne pas rece¬ voir de vos nouvelles, que j’ai lu, dans le journal (1) Procès-verbaux de la Convention, t. 25, p. 323. (2) Supplément au Bulletin de la Convention du 10e jour de la 3e décade du 2e mois de l’an II (mer¬ credi 20 novembre 1793). (3) Procès-verbaux de la Convention, t. 25, p. 324. (4) Archives nationales, carton C 278, dossier 744. (5) Procès-verbaux de la Convention, t. 25, p. 324. (6) Archives nationales , carton C 281, dossier 773. d’aujourd’hui, que Bezard, au nom du comité de législation, venait de présenter un projet de décret tendant à déporter tout prêtre qui ne sera pas marié ou qui n’aura pas renoncé publique* ment aux fonctions sacerdotales lors de la publi¬ cation du présent décret. « En conséquence de ce, je vous envoie ci -in¬ clus mes lettres de prêtrise. Je vous prie de les déposer dans un bureau de la Convention. Je vais vendre mes effets et d’après cela je pren¬ drai le parti que bon vous semblera. « Adieu, je vous souhaite une bonne santé. J’embrasse ma tante. « Votre très attaché fils, « Constant Cochet. » La commune de Nogent-l’Arthault (Nogent-l’ Artaud), en envoyant l’argenterie qui, dit-elle, a servi au culte fanatique de l’église de cette commune, demande à porter désormais le nom de Nogent-la-Loi. Mention honorable, insertion au « Bulletin » et renvoi au comité de division pour le change¬ ment de nom (1). Suit un extrait de la pétition de la commune de Nogent-V Artaud, d'après le Bulletin de la Con¬ vention (2). La commune de Nogent-l’Arthaud (Nogent-l’Artaud) département de l’Aisne, demande que son nom soit changé en celui de Nogent-la-Loi. Renvoyé au comité de division. Cette commune a déposé 46 marcs d’argen¬ terie. Mention honorable. La commune de Jouaignes fait également hom¬ mage à la République des joujoux du culte men¬ songer « que la raison vient de détruire », c’est ainsi qu’elle s’exprime. Elle invite la Convention nationale à rester à son poste et demande que le comité de sûreté générale s’occupe promptement de l’affaire de son maire, mis en arrestation en qualité de ci-devant noble. Mention honorable, insertion au « Bulletin » et renvoi au comité de sûreté générale (3). Des députés du conseil permanent du district de Rosoy (Rozoy-en-Brie) viennent renouveler leur serment de fidélité à la République, et apportent les riches dépouilles de la superstition, dont plusieurs ministres, disent-ils, ont renoncé à toutes fonctions sacerdotales. Ils annoncent que l’esprit public se remonte dans leur district, grâce à l’énergie et aux mesures de Dubouchet, représentant du peuple. Mention honorable, insertion au « Bulletin » (4). (1) Procès-verbaux de la Convention, t. 25, p. 324. (2) Supplément au Bulletin de la Convention du 10e jour de la 3e décade du 2e mois de l’an II (mercredi 20 novembre 1793). (3) Procès-verbaux de la Convention, t. 25, p. 324, (4) Ibid.