[Convention nationale-! ARCHIVES PARLEMENTAIRES. J J® novembre T793 325 de la justice, de la vérité et de la raison, et le prompt retour des bonnes mœurs couronnera vos travaux immortels (1). « Fillassier, orateur de la députation ; Des-prey, notable ; Danizell; Georges Bris-sart, trésorier ; Gogue, maire ; Mau-chant ; Lépine, municipal ; L. Gendre, secrétaire-greffier. » Compte rendu du Moniteur universel (2). Fillassier, ex-constituant et cultivateur, orateur de la commune de Clamart, prononce un discours énergique, dans lequel il retrace avec vérité les maux incalculables qu’ont faits aux nations ces hommes qui sè disaient les dépositaires des vo¬ lontés de l’ Eternel. La Convention ordonne l’insertion de ce dis¬ cours au Bulletin. Pétition de la commune d’Etiolle (3). Pétition adressée à la Convention nationale. « Citoyens représentants du peuple, « Les sans-culottes de la commune d’Etiolle, district de Corbeil, département de Seine-et-Oise, vous félicitent des sages lois que vous avez rendues, et vous invitent de rester à votre poste jusqu’à la paix. Les républicains français sont debout pour écraser tous les tyrans coalisés contre eux. « Citoyens, nous ne venons point dans cette auguste enceinte pour vous faire un don, nous venons pour vous déposer une propriété natio¬ nale. « Nous apportons donc un encensoir avec sa navette, une croix, un calice, une platine, deux burettes, un ciboire et un soleil, le tout en argent, qui avaient été confiés au citoyen Bin, ci-devant curé, excellent patriote, et qu’il a remis ainsi que ses lettres de prêtrise le 19 brumaire dans une assemblée générale à la maison commune et dans les mains de la municipalité, le tout servant au culte catholique. « Nous devons vous faire observer que ledit citoyen Bin s’est toujours montré jusqu’à ce jour comme un bon et franc républicain; il se porterait volontiers à faire la remise de sa pen¬ sion à la République, mais nous savons qu’il a bientôt soixante ans et que c’est la seule res¬ source qui lui reste. Enfin, représentants, ce républicain, connaissant l’abus d’un pareil culte, y renonce d’une voix unanime et vous dépose tous les vestiges de ce même culte sans aucune réserve, avec l’argenterie ci-dessous : « 1° Des chandeliers de cuivre; « 2° Toutes les chasubles et étoles de diffé¬ rentes couleurs; « 3° Tous les chapes et devants d’autel ; « 4° Enfin tout le linge. « Représentants, ce n’est point des messes que nous vous demandons, mais un bon insti¬ tuteur républicain. (1) Applaudissements, d’après le Moniteur uni¬ versel [n° 61 du 1er frimaire an II (jeudi 21 no¬ vembre 1793), p. 246, col. 3]. (2) Moniteur universel [n° 58 du 28 brumaire an II (lundi 18 novembre 1793), p. 235, col. 3]. (3) Archives nationales, carton G 278, dossier 742. « Citoyens, les républicains de cette commune vous présentent leurs vœux, et vous demandent que vous leur accordiez de quoi faire une chambre commune dans une portion de leur église, c’est-à-dire l’endroit le plus convenable pour réunir en assemblée, le plus souvent pos¬ sible, les sans -culottes de ladite commune, et le surplus de ladite église pour être annexé au presbytère et au clos y attenant qui contient 125 perches. Nous confions toutes nos demandes à votre sagesse, et nous espérons devoir tout attendre de vos soins obligeants. « Salut et fraternité. » ( Suivent 19 signatures.) Adresse de la commune de Pantin (1). Le conseil municipal et général, la justice de paix, le comité de surveillance de la Société populaire de la commune de Pantin, au nom de leur commune entière, à la représentation nationale. « Citoyens représentants, « Enfin la raison a donc subjugué le fanatisme comme la liberté a fait de l’aristocratie; enfin les yeux se dessillent journellement sur l’im¬ posture sacrée du prêtre qui, d’une main hypo¬ crite et doucereuse, savait nous dépouiller du prix de nos sueurs, en nous épouvantant d