Séance du 17 vendémiaire an 111 (mercredi 8 octobre 1794) Présidence de CAMBACÉRÈS La séance est ouverte par la lecture de la correspondance (1) 1 La société populaire de Creil-sur-Oise [Oise] déclare qu’elle est inséparable de la représentation nationale, qu’elle assurera par tous les moyens l’exécution des mesures révolutionnaires. Renvoyé au comité de Sûreté générale (2).' 2 La société populaire de Puy-Laurens [Tarn] se plaint des mesures d’indulgence prises depuis le 10 thermidor. Renvoyé au comité de Sûreté générale (3). 3 Le comité de surveillance d’Issoire [Puy-de-Dôme] félicite la Convention nationale sur son énergie, applaudit au supplice des triumvirs, se plaint des détenus élargis, demande le maintien du gouvernement révolutionnaire, et jure d’obéir aux décrets de la Convention. Renvoyé au comité de Sûreté générale (4). (1) P.-V., XLVII, 30. (2) P.-V., XLVII, 30. (3) P.-V., XLVII, 30. (4) P.-V., XLVII, 30. 4 La société populaire de Poussac [Hautes-Pyrénées] félicite la Convention, l’invite à détruire les restes de la faction de Robespierre, à épurer les sociétés populaires, à rester à son poste où elle est prête de la soutenir et de la défendre. Mention honorable, insertion au bulletin (5). [La société populaire de Poussac à la Convention nationale, du 30 fructidor an II] (6) Citoyens législateurs, La fermeté et l’énergie que vous avés développés dans les différentes crises qui mena-çoient la République vous ont couvert d’une gloire immortelle. Vous avés délivré le peuple de la tyrannie, et lui avés fait recouvrer ses premiers droits, la liberté et l’égalité; mais citoyens législateurs, ces droits sont attaqués, et seroient très en danger, si vous ne vous ré-unissiés pour détruire les triumvirs, les Catilina et les Robespierre, qui ne sont pas tous morts : car il en existe encore dans les partisans de leur barbarie, dans ceux qui cherchent à jetter la défaveur sur vos glorieux travaux et sur les opérations de vos commissaires. Nous espérons, pères de la patrie, que vous déjoue-rés encore ces nouveaux complots et empeche-rés qu’ils établissent au milieu de nous le règne des Cromwels. Nous avons frémi d’horreur et d’indignation en apprenant le nouvel attentat commis contre la représentation nationale dans la personne de Tallien. C’est sans doute le courage et la chaleur qu’il a mis à déffendre les grands principes de justice et d’humanité, oubliés pendant le règne de la tyrannie, qui d’abord lui ont attiré le poison de la calomnie auquel on a fait suc-(5) P.-V., XLVII, 30. Bull., 24 vend, (suppl.). (6) C 322, pl. 1352, p. 15.