SÉANCE DU 5 FLORÉAL AN II (24 AVRIL 1794) - PIECES ANNEXES 281 rempart inexpugnable contre lequel viennent périr tous les efforts de la tyrannie continue à dévoiler les trames ourdies dans son sein. Quant à nous sentinelles infatigables, nous porterons constamment un œil de surveillance sur tous les points du territoire que nos regards peuvent fixer. Que la justice révolutionnaire qui est à l’ordre du jour soit le flambeau qui éclaire toutes les autorités constituées, toutes les sociétés populaires, en un mot tous les défenseurs de la liberté. Que les patriotes masqués trouvent leur tombeau dans l’exécution de leurs dessins criminels. Que le Comité de sûreté générale atteigne tous les fils des conspirations qui se forment à l’instigation des cours coalisées. Que le glaive de la loi extermine sans relâche les intrigans, les dilapidateurs; le salpêtre que nos mains vont préparer fera rentrer dans le néant les soldats du despotisme ». Vasseur (présid.), Gueroult Roger (secret.), [et 1 signature illisible]. XCVII [La Sté popul. de Neufchatel, à la Conv.; 22 germ. U] (1). « Citoyens représentans, Nous avons frémi d’indignation en apprenant les nouvelles conspirations qui se tramaient autour de vous et dont vous avez failli être les victimes. Votre active surveillance a sauvé la patrie en livrant à la justice ces perfides conjurateurs qui ont déjà payé de leurs têtes le prix dû à leurs forfaits. Ainsi reçoivent un prompt châtiment les traîtres et les factieux, tous ceux dont les vues criminelles oseraient entraver notre révolution. Que le glaive national tranche toutes ces plantes liberticides qui étouffent les vertus républicaines et retardent les sublimes élans de l’esprit public. Nous vous invitons, Citoyens représentans, de rester à votre poste jusqu’à la destruction de nos ennemis, jusqu’au moment où la paix doit nous faire jouir des fruits de vos travaux. Vive la Montagne ! vive la République ! vivent nos législateurs, les amis du peuple et les vengeurs intrépides des conspirations ourdies contre notre liberté. » Bernin, Petit, Blondel, Dalleaume. XCVIII [La Sté popul. de Nierppe, à la Conv.; 17 germ. Il] (2). « Citoyens représentans et mandataires d’une nation libre et républicaine, (1) C 303, pi. 1102, p. 2. Départ, de Seine-Inf. (2) C303, pl. 1102, p. 4. Départ, du Nord. C’est à la barbe des esclaves de l’Autriche que la Société populaire et montagnarde de Nieppe a frémi d’horreur en apprenant qu’une infâme conspiration avait tramé l’anéantissement de la liberté et la dissolution de la représentation nationale. Mais, Citoyens législateurs, grâce à votre infatigable énergie leur coup est manqué. Nous avons vu avec satisfaction que le glaive national vient de frapper leurs têtes coupables et que ces monstres ont reçu à la guillotine la juste récompense due à leurs crimes. Continuez, Citoyens, vos pénibles travaux, la société vous invite à rester à votre poste jusqu’à la paix. Nous avons juré de vous défendre jusqu’à la mort; nous venons de réitérer notre serment devant la statue de la liberté, de mourir plutôt qu’il vous soit porté atteinte, de ne reconnaître et de n’obéir qu’aux loix bienfaisantes de la sainte Montagne. Pendant que vous travaillez à consolider la liberté, que vous établissez la République sur des bases inébranlables, que vous déjouez les complots de l’aristocratie, des contre-révolutionnaires, nous travaillons aussi au soulagement des défenseurs de la patrie en procurant aux hôpitaux des bandes et la charpie nécessaires à leurs honorables blessures. Nous avons enfin terrassé l’hydre affreuse du fanatisme, renversé les idoles de la superstition, fait descendre l’argenterie de la ci-devant église dans le creuset national. Encore une fois la République est sauvée et elle triomphera. Vive la Montagne, vive la liberté, périssent toutes les trames de la terre et leurs exécrables partisans. S. et F. » Lebleu (présid.), Deville (secrét.) [et 1 signature illisible]. XCIX [La Sté popul. de Noidan, à la Conv.; 24 germ. ii] a). « Citoyens législateurs, Le salut que vous procurez à toute la République française par la découverte et la punition des vils conspirateurs est digne de l’attention des bons citoyens. Recevez vite nos cœurs en témoignage de nos applaudissements et de nos félicitations. Continuez et que la fin couronne vos immenses travaux, assis sur vos chaises curules où vous attendez la mort plutôt que de trahir les intérêts de la patrie. Vous vous montrez plus habiles et plus fermes que Solon, vous découvrez non seulement les assassins de la liberté, les faux montagnards, les Pisistrates. Vous les arrêtez, qui plus est, vous les écrasez à l’instant marqué de leur infâme projet. Quelle gloire pour vous, quel bonheur pour nous tous de démasquer leur ambition pisistratique, leur forfaiture et leurs anciens systèmes tirés de l’oubli qui ne tendent qu’à une contrerévolution tyrannique ! Si on vous demande un jour raison de votre fermeté, vous ne direz point par faiblesse comme le législateur (!) C 303, pl. 1102, p. 5. Départ, de la Côte-d’Or. SÉANCE DU 5 FLORÉAL AN II (24 AVRIL 1794) - PIECES ANNEXES 281 rempart inexpugnable contre lequel viennent périr tous les efforts de la tyrannie continue à dévoiler les trames ourdies dans son sein. Quant à nous sentinelles infatigables, nous porterons constamment un œil de surveillance sur tous les points du territoire que nos regards peuvent fixer. Que la justice révolutionnaire qui est à l’ordre du jour soit le flambeau qui éclaire toutes les autorités constituées, toutes les sociétés populaires, en un mot tous les défenseurs de la liberté. Que les patriotes masqués trouvent leur tombeau dans l’exécution de leurs dessins criminels. Que le Comité de sûreté générale atteigne tous les fils des conspirations qui se forment à l’instigation des cours coalisées. Que le glaive de la loi extermine sans relâche les intrigans, les dilapidateurs; le salpêtre que nos mains vont préparer fera rentrer dans le néant les soldats du despotisme ». Vasseur (présid.), Gueroult Roger (secret.), [et 1 signature illisible]. XCVII [La Sté popul. de Neufchatel, à la Conv.; 22 germ. U] (1). « Citoyens représentans, Nous avons frémi d’indignation en apprenant les nouvelles conspirations qui se tramaient autour de vous et dont vous avez failli être les victimes. Votre active surveillance a sauvé la patrie en livrant à la justice ces perfides conjurateurs qui ont déjà payé de leurs têtes le prix dû à leurs forfaits. Ainsi reçoivent un prompt châtiment les traîtres et les factieux, tous ceux dont les vues criminelles oseraient entraver notre révolution. Que le glaive national tranche toutes ces plantes liberticides qui étouffent les vertus républicaines et retardent les sublimes élans de l’esprit public. Nous vous invitons, Citoyens représentans, de rester à votre poste jusqu’à la destruction de nos ennemis, jusqu’au moment où la paix doit nous faire jouir des fruits de vos travaux. Vive la Montagne ! vive la République ! vivent nos législateurs, les amis du peuple et les vengeurs intrépides des conspirations ourdies contre notre liberté. » Bernin, Petit, Blondel, Dalleaume. XCVIII [La Sté popul. de Nierppe, à la Conv.; 17 germ. Il] (2). « Citoyens représentans et mandataires d’une nation libre et républicaine, (1) C 303, pi. 1102, p. 2. Départ, de Seine-Inf. (2) C303, pl. 1102, p. 4. Départ, du Nord. C’est à la barbe des esclaves de l’Autriche que la Société populaire et montagnarde de Nieppe a frémi d’horreur en apprenant qu’une infâme conspiration avait tramé l’anéantissement de la liberté et la dissolution de la représentation nationale. Mais, Citoyens législateurs, grâce à votre infatigable énergie leur coup est manqué. Nous avons vu avec satisfaction que le glaive national vient de frapper leurs têtes coupables et que ces monstres ont reçu à la guillotine la juste récompense due à leurs crimes. Continuez, Citoyens, vos pénibles travaux, la société vous invite à rester à votre poste jusqu’à la paix. Nous avons juré de vous défendre jusqu’à la mort; nous venons de réitérer notre serment devant la statue de la liberté, de mourir plutôt qu’il vous soit porté atteinte, de ne reconnaître et de n’obéir qu’aux loix bienfaisantes de la sainte Montagne. Pendant que vous travaillez à consolider la liberté, que vous établissez la République sur des bases inébranlables, que vous déjouez les complots de l’aristocratie, des contre-révolutionnaires, nous travaillons aussi au soulagement des défenseurs de la patrie en procurant aux hôpitaux des bandes et la charpie nécessaires à leurs honorables blessures. Nous avons enfin terrassé l’hydre affreuse du fanatisme, renversé les idoles de la superstition, fait descendre l’argenterie de la ci-devant église dans le creuset national. Encore une fois la République est sauvée et elle triomphera. Vive la Montagne, vive la liberté, périssent toutes les trames de la terre et leurs exécrables partisans. S. et F. » Lebleu (présid.), Deville (secrét.) [et 1 signature illisible]. XCIX [La Sté popul. de Noidan, à la Conv.; 24 germ. ii] a). « Citoyens législateurs, Le salut que vous procurez à toute la République française par la découverte et la punition des vils conspirateurs est digne de l’attention des bons citoyens. Recevez vite nos cœurs en témoignage de nos applaudissements et de nos félicitations. Continuez et que la fin couronne vos immenses travaux, assis sur vos chaises curules où vous attendez la mort plutôt que de trahir les intérêts de la patrie. Vous vous montrez plus habiles et plus fermes que Solon, vous découvrez non seulement les assassins de la liberté, les faux montagnards, les Pisistrates. Vous les arrêtez, qui plus est, vous les écrasez à l’instant marqué de leur infâme projet. Quelle gloire pour vous, quel bonheur pour nous tous de démasquer leur ambition pisistratique, leur forfaiture et leurs anciens systèmes tirés de l’oubli qui ne tendent qu’à une contrerévolution tyrannique ! Si on vous demande un jour raison de votre fermeté, vous ne direz point par faiblesse comme le législateur (!) C 303, pl. 1102, p. 5. Départ, de la Côte-d’Or. 282 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE d’Athènes : C’est la vieillesse, vous crierez d’un ton ferme et assuré : C’est notre fidélité civique, c’est notre amour décidé pour la liberté et l’égalité; soyez donc, nouveaux Cicérons, Convention nationale, centre de notre unité républicaine, et dépositaires des droits sacrés de l’homme; nous transmettons à nos voisins et à la postérité, oui, à nos enfants vos sentimens patriotiques; nous les formerons de bonne heure à cette étude et aux évolutions militaires pour soutenir et défendre la Montagne, notre redoute commune, contre les Pisistrates et les Catilinas. O Montagne des montagnes de la République française une et indivisible, quand l’éclair éblouissant partira rapidement du dessus de ton sommet, qu’il accompagne toujours les foudres et le tonnerre pour réduire en cendres, et les traîtres, et les tyrans ! Point de grâce ! frappe, frappe et ça ira ! S. et F. » Laloire (présid.), Codet (secret.), Oudot. C [La Sté popul. de Neuvic, à la Conv.; 18 germ. m (i). « Citoyens législateurs, Vous avez encore une fois sauvé la République par votre énergie; les conspirations sont déjouées et les traîtres livrés au glaive de la loi. Que votre surveillance soit toujours active, tous les bons citoyens surveillent avec vous, qu’ils tremblent les conspirateurs, s’il en est encore, ils subiront bientôt la peine de leurs forfaits. Grâce vous soient rendues pour vos pénibles travaux et notamment pour la loi du 8 ventôse si justement prononcée contre les ennemis intérieurs de la République.» Dupuy (présid.), Bernes (secrét.), Grandes (secrét.). CI [La Sté popul. de Nogaro, à la Conv.; ... germ. m (2). « Citoyens représentans, Encore une nouvelle conspiration déjouée par la Convention nationale; des traîtres couverts du masque du patriotisme se servirent de la popularité qu’ils avaient usurpée pour nous préparer de nouveaux fers. Les insensés ne sça-vaient-ils donc pas que sur le même échafaud où roula la tête du tyran là aussi roulèrent les têtes des députés infidèles, et que là tous les conspirateurs trouveront le prix digne de leurs forfaits. De l’énergie révolutionnaire avec la justice et la probité à l’ordre du jour comme vous l’avez (1) C 303, pl. 1102, p. 6. Corrèze. (2) C 303, pl. 1102, p. 7. Départ, du Gers. décrété, et toutes les factions tomberont, tous les partis disparaîtront, l’intrigue et le crime feront place à la vertu et la République assise sur des bases durables, nous donnera des jours heureux et nous fera goûter les douceurs de la liberté. Courage, Législateurs, autant de fois vous avez sauvé la patrie, autant de fois vous avez mérité notre reconnaissance, autant de fois vous avez volé à l’immortalité. Que la foudre vengeresse que nous vous avons confiée ne se repose jamais tant qu’il y aura un traître et un ennemi de la République. » Tarlet, Léchant [et 1 signature illisible]. Cil [La Sté popul. de Nangis, à la Conv.; s.d.] (1). « Citoyens représentans, Encore une fois vous avez préservé la patrie des coups meurtriers dont la menaçaient des ennemis d’autant plus dangereux qu’ils avaient eu l’art de s’investir de la confiance publique et pour assurer le succès de leurs attentats de les couvrir du voile transparent d’un patriotisme exalté. Le génie de la France a déjoué leurs odieuses intentions et secondé vos vues constamment dirigées vers le bonheur commun, ou plutôt vous êtes vous-mêmes ce génie bienfaisant qui sera pour nous le palladium de la liberté et du triomphe de la République. Il existe toujours dans son sein des ennemis implacables, sans cesse renaissans, sans cesse se reproduisant sous de nouvelles formes; ces ennemis qui appellent la surveillance des patriotes et la vengeance des lois sont le fanatisme qui commence par la séduction et finit par la sévérité. La superstition, le vice des âmes faibles, l’aristocratie, le vice des âmes basses, et le vil égoïsme, le vice des hommes sans âmes. Nouveaux Hercules, vous purgerez le sol de la liberté de tous ces monstres dont le souffle impur porte la contagion dans l’atmosphère républicaine. En vous félicitant sur le succès de vos immenses travaux qui vous ont acquis pour jamais l’amour et la reconnaissance nationale, il nous reste un vœu à formuler et ce vœu consacre les premiers sentimens de tous les cœurs français. Citoyens représentans, restez à votre poste jusqu’à ce que vous ayez assis la République une et indivisible sur des bases inébranlables, vos premiers succès nous répondent de ce que nous devons attendre de votre profonde sagesse et nous sont une preuve qu’en vous seuls peut reposer notre confiance, notre bonheur et le salut de la patrie. » L. Dufraye (présid.), Mignot (secrét.). (1) C 303, pl. 1102, p. 8. Départ, de Seine-et-Mame à l’époque. 282 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE d’Athènes : C’est la vieillesse, vous crierez d’un ton ferme et assuré : C’est notre fidélité civique, c’est notre amour décidé pour la liberté et l’égalité; soyez donc, nouveaux Cicérons, Convention nationale, centre de notre unité républicaine, et dépositaires des droits sacrés de l’homme; nous transmettons à nos voisins et à la postérité, oui, à nos enfants vos sentimens patriotiques; nous les formerons de bonne heure à cette étude et aux évolutions militaires pour soutenir et défendre la Montagne, notre redoute commune, contre les Pisistrates et les Catilinas. O Montagne des montagnes de la République française une et indivisible, quand l’éclair éblouissant partira rapidement du dessus de ton sommet, qu’il accompagne toujours les foudres et le tonnerre pour réduire en cendres, et les traîtres, et les tyrans ! Point de grâce ! frappe, frappe et ça ira ! S. et F. » Laloire (présid.), Codet (secret.), Oudot. C [La Sté popul. de Neuvic, à la Conv.; 18 germ. m (i). « Citoyens législateurs, Vous avez encore une fois sauvé la République par votre énergie; les conspirations sont déjouées et les traîtres livrés au glaive de la loi. Que votre surveillance soit toujours active, tous les bons citoyens surveillent avec vous, qu’ils tremblent les conspirateurs, s’il en est encore, ils subiront bientôt la peine de leurs forfaits. Grâce vous soient rendues pour vos pénibles travaux et notamment pour la loi du 8 ventôse si justement prononcée contre les ennemis intérieurs de la République.» Dupuy (présid.), Bernes (secrét.), Grandes (secrét.). CI [La Sté popul. de Nogaro, à la Conv.; ... germ. m (2). « Citoyens représentans, Encore une nouvelle conspiration déjouée par la Convention nationale; des traîtres couverts du masque du patriotisme se servirent de la popularité qu’ils avaient usurpée pour nous préparer de nouveaux fers. Les insensés ne sça-vaient-ils donc pas que sur le même échafaud où roula la tête du tyran là aussi roulèrent les têtes des députés infidèles, et que là tous les conspirateurs trouveront le prix digne de leurs forfaits. De l’énergie révolutionnaire avec la justice et la probité à l’ordre du jour comme vous l’avez (1) C 303, pl. 1102, p. 6. Corrèze. (2) C 303, pl. 1102, p. 7. Départ, du Gers. décrété, et toutes les factions tomberont, tous les partis disparaîtront, l’intrigue et le crime feront place à la vertu et la République assise sur des bases durables, nous donnera des jours heureux et nous fera goûter les douceurs de la liberté. Courage, Législateurs, autant de fois vous avez sauvé la patrie, autant de fois vous avez mérité notre reconnaissance, autant de fois vous avez volé à l’immortalité. Que la foudre vengeresse que nous vous avons confiée ne se repose jamais tant qu’il y aura un traître et un ennemi de la République. » Tarlet, Léchant [et 1 signature illisible]. Cil [La Sté popul. de Nangis, à la Conv.; s.d.] (1). « Citoyens représentans, Encore une fois vous avez préservé la patrie des coups meurtriers dont la menaçaient des ennemis d’autant plus dangereux qu’ils avaient eu l’art de s’investir de la confiance publique et pour assurer le succès de leurs attentats de les couvrir du voile transparent d’un patriotisme exalté. Le génie de la France a déjoué leurs odieuses intentions et secondé vos vues constamment dirigées vers le bonheur commun, ou plutôt vous êtes vous-mêmes ce génie bienfaisant qui sera pour nous le palladium de la liberté et du triomphe de la République. Il existe toujours dans son sein des ennemis implacables, sans cesse renaissans, sans cesse se reproduisant sous de nouvelles formes; ces ennemis qui appellent la surveillance des patriotes et la vengeance des lois sont le fanatisme qui commence par la séduction et finit par la sévérité. La superstition, le vice des âmes faibles, l’aristocratie, le vice des âmes basses, et le vil égoïsme, le vice des hommes sans âmes. Nouveaux Hercules, vous purgerez le sol de la liberté de tous ces monstres dont le souffle impur porte la contagion dans l’atmosphère républicaine. En vous félicitant sur le succès de vos immenses travaux qui vous ont acquis pour jamais l’amour et la reconnaissance nationale, il nous reste un vœu à formuler et ce vœu consacre les premiers sentimens de tous les cœurs français. Citoyens représentans, restez à votre poste jusqu’à ce que vous ayez assis la République une et indivisible sur des bases inébranlables, vos premiers succès nous répondent de ce que nous devons attendre de votre profonde sagesse et nous sont une preuve qu’en vous seuls peut reposer notre confiance, notre bonheur et le salut de la patrie. » L. Dufraye (présid.), Mignot (secrét.). (1) C 303, pl. 1102, p. 8. Départ, de Seine-et-Mame à l’époque.