260 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE de domination et d’argent, voulaient anéantir la liberté ? Il est donc vrai que ces amis secrets des despotes coalisés, vendus aux cours de Londres, Vienne et Berlin, voulaient relever le trône abattu du tyran sur les cadavres sanglants des pères de la patrie, et régner sous le nom du jeune Capet, sur les ruines de notre République naissante ? Les scélérats ! Ils osaient se promettre une victoire certaine, un pouvoir absolu sur les français. Déjà, ils avaient séduit plusieurs citoyens. Déjà, ils avaient acheté, payé les assassins qui devaient escalader la Montagne sacrée, et massacrer les patriotes énergiques, les ennemis jurés des aristocrates, des modérés, des suspects, des dictateurs, des tyrans de toutes les espèces ! Mais le Comité de sûreté générale était là, le Comité de salut public était là; et la conspiration la plus adroitement ourdie, qui devait précipiter dans la nuit du tombeau les plus zélés défenseurs du peuple, a été déjouée dans un instant, et les conjurés ont été arrêtés; traduits au tribunal révolutionnaire au même moment, ils ont donné par un supplice trop justement mérité un exemple terrible aux traîtres qui seraient tentés de les imiter. Génie tutélaire des français libres, Comité de salut public, Montagne sainte, vous tous, mandataires incorruptibles du premier peuple de l’univers, grâces immortelles vous soient rendues; encore une fois, par vos magnanimes efforts, votre généreux dévouement, la République est sauvée, encore une fois la liberté triomphe. Continuez, Citoyens représentants, à marcher dans la carrière qui vous est ouverte ! Que le torrent de vos décrets révolutionnaires entraîne dans sa marche rapide, tout ce que le sol de la liberté recèle encore d’impur dans son sein; qu’il n’y ait plus que des républicains dans la République; que partout les fonctions publiques ne soient confiées qu’à des hommes purs, et à l’épreuve de toutes séductions; que vos commissaires dans les départements, à l’exemple du patriote, du montagnard Bernard de Saintes, épurent dans toutes les communes de la République, comme il l’a fait dans la nôtre, toutes les autorités constituées; que l’égoïsme, la considération particulière, soient éloignés de toutes les places; que la faiblesse cède à l’énergie républicaine; que la vertu soit préférée aux talents sans vertu; que le peuple soit éclairé par eux; qu’ils soient ses guides dans les sentiers de la révolution, et le règne de la liberté, de l’égalité est assuré, et nous jouirons nous mêmes de ces heureux fruits. Tel est notre vœu, tel est celui, nous osons le dire, de tous les citoyens de la commune que nous habitons. » Jacqtjelin, Lulotte cadet, Ferrand, Girot, La-ligant père, Dupont, Pichon, Degré, Amyot, Lambert, Picoud, Boulletein, Achaux Moyne, Denervaux, Morize, B. Nicolle, Darviot, Bar-beret, Blondeau père, Leige, Denelley, Bourrache, Roux, Flasselin, C.D. Latour, Maneiry, Malivernet, Levesque, Gailliot, Monnot, Cot-TOT, ROUSSET. XXXIV [Le c. révol. et la Sté popul. de Boulbon, à la Conv.; s.d.] (1) . « Montagne, Tl s ont reçu le prix de leurs forfaits, les monstres qui avaient conspiré contre la liberté du peuple; grâces te soient rendues, la patrie est encore sauvée. En vain, l’étranger versera-t-il son or corrupteur pour détruire le gouvernement républicain; l’homme libre, aussi pur que l’air qu’il respire, aussi grand que la cause qu’il défend, terrassera toujours le lâche qui osera prêter l’oreille aux accents du despotisme; les barbares voulaient nous donner un roi, ils voulaient nous replonger dans l’esclavage ! Ils ne sont plus; leur mémoire est vouée à l’exécration publique, et la royauté est à jamais proscrite... oui, à jamais... Nous voulons même en oublier jusqu’au souvenir. Le nom de notre commune nous retrace cette infâme tyrannie; elle s’appelle Boulbon, ce nom ne peut plus convenir à des hommes libres, parce que, sous ce nom, nous avons souffert tous les genres d’oppression; nous demandons que notre commune s’appelle désormais Boul-Montagne; pouvons nous choisir une désignation plus heureuse; elle nous rappellera, sans cesse, cette Montagne sacrée qui a créé, qui a sauvé, qui sauvera toujours la République. S’il fallait faire valoir notre dévouement au salut de la patrie, nous dirions : sur cent cinquante citoyens en état de porter les armes, plus de quatre-vingt de nos frères versent leur sang pour la République, et nous sommes tous prêts à marcher sur leurs traces. S’il fallait citer nos offrandes civiques, nous ajouterions : notre commune a fait don de 91 marcs d’argenterie, de 2 cloches pesant cinq quintaux 55 livres, de 4 quintaux 25 livres fer, d’un quintal 54 livres cuivre, etc... mais pourquoi parler de sacrifices ? Tout Français ne doit-il pas, même sa vie, pour défendre sa liberté : nous avons donné notre argenterie, nos bronzes, nos cuivres, nos fers, nos armes. Qu’ils tremblent les esclaves; il nous reste encore le soc de nos charrues pour les terrasser; nos bras habitués à féconder le sol de la République, sauront aussi la délivrer de ses ennemis. Reste, reste à ton poste, et les républicains te répondent du succès : oui, le vaisseau de la République, lancé sur des mers orageuses, a besoin d’un pilote habile pour le conduire; Montagne, tu l’as construit ce vaisseau, tu lui a donné l’essor; dirige sa route, et ne quitte le gouvernail que lorsqu’il sera arrivé dans le port. La bouche perfide des tyrans ose prononcer le mot trêve. Quoi, la France libre traiter avec l’Europe esclave ! Non, la guerre, la guerre jusqu’à ce que la liberté plane dans tout l’univers; et lorsque les peuples détrompés briseront leurs chaînes, qu’un pacte d’alliance ne soit (1) C302, pl. 1092, p. 34. Départ, des Bouches-du-Rhône. 260 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE de domination et d’argent, voulaient anéantir la liberté ? Il est donc vrai que ces amis secrets des despotes coalisés, vendus aux cours de Londres, Vienne et Berlin, voulaient relever le trône abattu du tyran sur les cadavres sanglants des pères de la patrie, et régner sous le nom du jeune Capet, sur les ruines de notre République naissante ? Les scélérats ! Ils osaient se promettre une victoire certaine, un pouvoir absolu sur les français. Déjà, ils avaient séduit plusieurs citoyens. Déjà, ils avaient acheté, payé les assassins qui devaient escalader la Montagne sacrée, et massacrer les patriotes énergiques, les ennemis jurés des aristocrates, des modérés, des suspects, des dictateurs, des tyrans de toutes les espèces ! Mais le Comité de sûreté générale était là, le Comité de salut public était là; et la conspiration la plus adroitement ourdie, qui devait précipiter dans la nuit du tombeau les plus zélés défenseurs du peuple, a été déjouée dans un instant, et les conjurés ont été arrêtés; traduits au tribunal révolutionnaire au même moment, ils ont donné par un supplice trop justement mérité un exemple terrible aux traîtres qui seraient tentés de les imiter. Génie tutélaire des français libres, Comité de salut public, Montagne sainte, vous tous, mandataires incorruptibles du premier peuple de l’univers, grâces immortelles vous soient rendues; encore une fois, par vos magnanimes efforts, votre généreux dévouement, la République est sauvée, encore une fois la liberté triomphe. Continuez, Citoyens représentants, à marcher dans la carrière qui vous est ouverte ! Que le torrent de vos décrets révolutionnaires entraîne dans sa marche rapide, tout ce que le sol de la liberté recèle encore d’impur dans son sein; qu’il n’y ait plus que des républicains dans la République; que partout les fonctions publiques ne soient confiées qu’à des hommes purs, et à l’épreuve de toutes séductions; que vos commissaires dans les départements, à l’exemple du patriote, du montagnard Bernard de Saintes, épurent dans toutes les communes de la République, comme il l’a fait dans la nôtre, toutes les autorités constituées; que l’égoïsme, la considération particulière, soient éloignés de toutes les places; que la faiblesse cède à l’énergie républicaine; que la vertu soit préférée aux talents sans vertu; que le peuple soit éclairé par eux; qu’ils soient ses guides dans les sentiers de la révolution, et le règne de la liberté, de l’égalité est assuré, et nous jouirons nous mêmes de ces heureux fruits. Tel est notre vœu, tel est celui, nous osons le dire, de tous les citoyens de la commune que nous habitons. » Jacqtjelin, Lulotte cadet, Ferrand, Girot, La-ligant père, Dupont, Pichon, Degré, Amyot, Lambert, Picoud, Boulletein, Achaux Moyne, Denervaux, Morize, B. Nicolle, Darviot, Bar-beret, Blondeau père, Leige, Denelley, Bourrache, Roux, Flasselin, C.D. Latour, Maneiry, Malivernet, Levesque, Gailliot, Monnot, Cot-TOT, ROUSSET. XXXIV [Le c. révol. et la Sté popul. de Boulbon, à la Conv.; s.d.] (1) . « Montagne, Tl s ont reçu le prix de leurs forfaits, les monstres qui avaient conspiré contre la liberté du peuple; grâces te soient rendues, la patrie est encore sauvée. En vain, l’étranger versera-t-il son or corrupteur pour détruire le gouvernement républicain; l’homme libre, aussi pur que l’air qu’il respire, aussi grand que la cause qu’il défend, terrassera toujours le lâche qui osera prêter l’oreille aux accents du despotisme; les barbares voulaient nous donner un roi, ils voulaient nous replonger dans l’esclavage ! Ils ne sont plus; leur mémoire est vouée à l’exécration publique, et la royauté est à jamais proscrite... oui, à jamais... Nous voulons même en oublier jusqu’au souvenir. Le nom de notre commune nous retrace cette infâme tyrannie; elle s’appelle Boulbon, ce nom ne peut plus convenir à des hommes libres, parce que, sous ce nom, nous avons souffert tous les genres d’oppression; nous demandons que notre commune s’appelle désormais Boul-Montagne; pouvons nous choisir une désignation plus heureuse; elle nous rappellera, sans cesse, cette Montagne sacrée qui a créé, qui a sauvé, qui sauvera toujours la République. S’il fallait faire valoir notre dévouement au salut de la patrie, nous dirions : sur cent cinquante citoyens en état de porter les armes, plus de quatre-vingt de nos frères versent leur sang pour la République, et nous sommes tous prêts à marcher sur leurs traces. S’il fallait citer nos offrandes civiques, nous ajouterions : notre commune a fait don de 91 marcs d’argenterie, de 2 cloches pesant cinq quintaux 55 livres, de 4 quintaux 25 livres fer, d’un quintal 54 livres cuivre, etc... mais pourquoi parler de sacrifices ? Tout Français ne doit-il pas, même sa vie, pour défendre sa liberté : nous avons donné notre argenterie, nos bronzes, nos cuivres, nos fers, nos armes. Qu’ils tremblent les esclaves; il nous reste encore le soc de nos charrues pour les terrasser; nos bras habitués à féconder le sol de la République, sauront aussi la délivrer de ses ennemis. Reste, reste à ton poste, et les républicains te répondent du succès : oui, le vaisseau de la République, lancé sur des mers orageuses, a besoin d’un pilote habile pour le conduire; Montagne, tu l’as construit ce vaisseau, tu lui a donné l’essor; dirige sa route, et ne quitte le gouvernail que lorsqu’il sera arrivé dans le port. La bouche perfide des tyrans ose prononcer le mot trêve. Quoi, la France libre traiter avec l’Europe esclave ! Non, la guerre, la guerre jusqu’à ce que la liberté plane dans tout l’univers; et lorsque les peuples détrompés briseront leurs chaînes, qu’un pacte d’alliance ne soit (1) C302, pl. 1092, p. 34. Départ, des Bouches-du-Rhône. SÉANCE DU 5 FLORÉAL AN II (24 AVRIL 1794) - PIÈCES ANNEXES 261 écrit qu’avec le sang du dernier des rois, qu’il ne soit signé que sur son tombeau. O Montagne, que de complots à déjouer ! que de factieux à punir ! Les insensés, ils voudraient ralentir l’élan sublime des français, mais ne savent-ils pas que, comme un torrent impétueux, il puise de nouvelles forces dans les obstacles mêmes qu’on lui oppose. Ils voudraient anéantir la République : qu’ils apprennent les monstres, que fondée sur la justice, la République est immuable comme elle; ils tenteront en vain de l’ébranler; leurs projets criminels échoueront toujours aux pieds de la Montagne; ainsi que les flots couroucés vont se briser contre un écueil; leurs efforts ne feront que prouver leur impuissance; ils mourront, et la République vivra, oui, elle vivra éternellement, et semblable à Hercule, elle écrasera les serpents qui veulent l’étouffer dans son berceau. Montagne ! soutien, espoir des hommes libres; conserve cette attitude qui caractérise les fondateurs d’une république; poursuit ton immortelle carrière; brave tous les dangers; extermine les conspirateurs. Que la massue nationale ne cesse de frapper que lorsqu’ils cesseront de vivre. Compte sur les bras du peuple; investie de sa confiance, tu ne respires que pour lui, il est prêt à mourir pour toi. » Béchet, Berlandier, Michel, Pinet, Boudoy, Guiramande, Berlandier, Viany, Audibert, Gilles, Roche, Amy, Berlandier, Gilles, Gau-sargue, Moral, Béchet, Berlandier. XXXV [Le distr. de Moulins-la-République, à la Conv.; 27 germ. Il] (1). «Une nouvelle conjuration a donc été ourdie contre la liberté et contre la représentation nationale; de nombreux dangers ont donc encore menacé la République, des traîtres couverts du masque du patriotisme ont eu l’audace de conspirer jusque dans le sein de la Convention. Ils ont voulu massacrer les vrais défenseurs des droits du peuple et rétablir les débris du trône sur les cadavres ensanglantés des membres des Comités de salut public et de sûreté générale. Quel horrible forfait ! Votre surveillance a déjoué ces intrigues criminelles; vous avez par votre énergie arrêté les coupables et leurs complots liberticides; et en les livrant au glaive vengeur des lois, vous avez sauvé la République. Législateurs, si la France recèle encore dans son sein quelques ennemis, elle possède de vrais républicains, de ces hommes fortement prononcés en faveur de la révolution; et prêts à tout sacrifier pour assurer le triomphe de la liberté et le maintien des lois. Représentants, vous êtes investis de la confiance des amis de la patrie, vous êtes leur espoir et le soutien de la liberté. Restez, restez (1) C 302, pl. 1093, p. 2. Moulins-Engilbert, Nièvre. à votre poste; le salut de la patrie l’exige, votre énergie, vos mesures sages et vigoureuses affermiront la révolution. La patrie ne peut être sauvée que par vous. Quant à nous, Citoyens représentants, nous ne cesserons de veiller à l’exécution des lois, de demeurer inviolablement attachés à la Convention nationale, et nous n’oublierons jamais le serment que nous avons fait de vivre libre ou mourir. Vive la République, vive la Convention. » Robert, Mineau, A. Rüellet [et deux signatures illisibles]. XXXVI [La comm. de Mont-Arrast, à la Conv.; 24 germ. II] (1). « Représentants, Que les esclaves de l’univers tremblent : que les factieux frémissent; vous avez fait germer la liberté, répandu la lumière, affermi la République sur des fondements inébranlables : votre sagesse nous a donné des armes, des héros, formé un peuple de Brutus, et de Mutius Scevola: votre intrépidité a écarté les efforts du royalisme, du fédéralisme et de l’ambition; la vertu, la probité, la morale, l’amour de la patrie, voilà votre boussole. Les Français vous entourent; elles triompheront de tous les brigands ou nous mourrons tous sur la montagne unis à la représentation nationale ». Maignaut, Burgelé, Canteloup, Cantal, Cante-loup, Basseau, Darquier, Truilliez, Dupuy, Dauzas, Canquenaud, Barbot, Ponnet, Cla-MENY, LiABOUP, RABOU. Insertion au bulletin (2) . XXXVII [Le directoire et l’agent nat. du distr. de Forcal-quier, à la Conv.; 9 germ. II] (3). « Gloire à la Convention nationale, gloire au genre humain contre lequel on conspire, à l’homme qu’on veut réasservir; périssent à jamais, accablés de la haine publique, les monstres dignes des trônes qu’ils voulaient rétablir. Leur supplice est une réparation à l’humanité qu’ils outragent; le crime condamné et puni, est un hommage à la vertu qui prononce; l’indulgence serait une complicité de conspiration; l’univers demande vengeance. Frappez, représentants, et que dans l’histoire des traîtres, le républicain déchiré par le tableau hideux du crime trouve la consolation et le triomphe de la vertu; que (1) C 302, pl. 1093, p. 3. (2) Mention marginale datée du 5 flor. Ci-devant Saint-Clar, départ* du Gers. (3) C 302, pl. 1093, p. 13; Bin, 6 flor. (1er suppl‘) . SÉANCE DU 5 FLORÉAL AN II (24 AVRIL 1794) - PIÈCES ANNEXES 261 écrit qu’avec le sang du dernier des rois, qu’il ne soit signé que sur son tombeau. O Montagne, que de complots à déjouer ! que de factieux à punir ! Les insensés, ils voudraient ralentir l’élan sublime des français, mais ne savent-ils pas que, comme un torrent impétueux, il puise de nouvelles forces dans les obstacles mêmes qu’on lui oppose. Ils voudraient anéantir la République : qu’ils apprennent les monstres, que fondée sur la justice, la République est immuable comme elle; ils tenteront en vain de l’ébranler; leurs projets criminels échoueront toujours aux pieds de la Montagne; ainsi que les flots couroucés vont se briser contre un écueil; leurs efforts ne feront que prouver leur impuissance; ils mourront, et la République vivra, oui, elle vivra éternellement, et semblable à Hercule, elle écrasera les serpents qui veulent l’étouffer dans son berceau. Montagne ! soutien, espoir des hommes libres; conserve cette attitude qui caractérise les fondateurs d’une république; poursuit ton immortelle carrière; brave tous les dangers; extermine les conspirateurs. Que la massue nationale ne cesse de frapper que lorsqu’ils cesseront de vivre. Compte sur les bras du peuple; investie de sa confiance, tu ne respires que pour lui, il est prêt à mourir pour toi. » Béchet, Berlandier, Michel, Pinet, Boudoy, Guiramande, Berlandier, Viany, Audibert, Gilles, Roche, Amy, Berlandier, Gilles, Gau-sargue, Moral, Béchet, Berlandier. XXXV [Le distr. de Moulins-la-République, à la Conv.; 27 germ. Il] (1). «Une nouvelle conjuration a donc été ourdie contre la liberté et contre la représentation nationale; de nombreux dangers ont donc encore menacé la République, des traîtres couverts du masque du patriotisme ont eu l’audace de conspirer jusque dans le sein de la Convention. Ils ont voulu massacrer les vrais défenseurs des droits du peuple et rétablir les débris du trône sur les cadavres ensanglantés des membres des Comités de salut public et de sûreté générale. Quel horrible forfait ! Votre surveillance a déjoué ces intrigues criminelles; vous avez par votre énergie arrêté les coupables et leurs complots liberticides; et en les livrant au glaive vengeur des lois, vous avez sauvé la République. Législateurs, si la France recèle encore dans son sein quelques ennemis, elle possède de vrais républicains, de ces hommes fortement prononcés en faveur de la révolution; et prêts à tout sacrifier pour assurer le triomphe de la liberté et le maintien des lois. Représentants, vous êtes investis de la confiance des amis de la patrie, vous êtes leur espoir et le soutien de la liberté. Restez, restez (1) C 302, pl. 1093, p. 2. Moulins-Engilbert, Nièvre. à votre poste; le salut de la patrie l’exige, votre énergie, vos mesures sages et vigoureuses affermiront la révolution. La patrie ne peut être sauvée que par vous. Quant à nous, Citoyens représentants, nous ne cesserons de veiller à l’exécution des lois, de demeurer inviolablement attachés à la Convention nationale, et nous n’oublierons jamais le serment que nous avons fait de vivre libre ou mourir. Vive la République, vive la Convention. » Robert, Mineau, A. Rüellet [et deux signatures illisibles]. XXXVI [La comm. de Mont-Arrast, à la Conv.; 24 germ. II] (1). « Représentants, Que les esclaves de l’univers tremblent : que les factieux frémissent; vous avez fait germer la liberté, répandu la lumière, affermi la République sur des fondements inébranlables : votre sagesse nous a donné des armes, des héros, formé un peuple de Brutus, et de Mutius Scevola: votre intrépidité a écarté les efforts du royalisme, du fédéralisme et de l’ambition; la vertu, la probité, la morale, l’amour de la patrie, voilà votre boussole. Les Français vous entourent; elles triompheront de tous les brigands ou nous mourrons tous sur la montagne unis à la représentation nationale ». Maignaut, Burgelé, Canteloup, Cantal, Cante-loup, Basseau, Darquier, Truilliez, Dupuy, Dauzas, Canquenaud, Barbot, Ponnet, Cla-MENY, LiABOUP, RABOU. Insertion au bulletin (2) . XXXVII [Le directoire et l’agent nat. du distr. de Forcal-quier, à la Conv.; 9 germ. II] (3). « Gloire à la Convention nationale, gloire au genre humain contre lequel on conspire, à l’homme qu’on veut réasservir; périssent à jamais, accablés de la haine publique, les monstres dignes des trônes qu’ils voulaient rétablir. Leur supplice est une réparation à l’humanité qu’ils outragent; le crime condamné et puni, est un hommage à la vertu qui prononce; l’indulgence serait une complicité de conspiration; l’univers demande vengeance. Frappez, représentants, et que dans l’histoire des traîtres, le républicain déchiré par le tableau hideux du crime trouve la consolation et le triomphe de la vertu; que (1) C 302, pl. 1093, p. 3. (2) Mention marginale datée du 5 flor. Ci-devant Saint-Clar, départ* du Gers. (3) C 302, pl. 1093, p. 13; Bin, 6 flor. (1er suppl‘) .