124 ARCHIVES PARLEMENTAIRES - CONVENTION NATIONALE liberté, nous vous dévouons nos corps et nos cœurs. Vive la république, vive la Convention. STRAUTZ, agent national, CHRISTOPHE, secrétaire, et 4 autres signatures. b [Les juges du tribunal de district de Cognac aux citoyens représentants de la Convention nationale, Cognac, le 29 vendémiaire an III] (19) Citoyens représentants, Nous avons lû avec le plus vif intérêt l’Adresse que trois de vos comités réunis vous ont présenté dans votre séance du 18 dernier, et dont vous avés décrété l’envoi et la publication. Les sages principes qui y sont développés assurent non seulement la gloire et le maintien de la République, mais sont encore un sur garant pour tout citoyen vertueux de la jouissance paisible de ses pro-priéttés et de la sûreté de sa personne. Que ces hommes immoraux qui n’ont fait usage de la confiance du peuple que pour satisfaire plus sûrement leur cupidité, cessent d’avoir une authorité trop dangereuse entre leurs mains ; que la vertu et la justice reprennent partout leurs droits, le vice sera bientôt démasqué et anéanti et le peuple français né pour être vertueux et libre, tiendra de vous son bonheur et son indépendance. Vive la République, vive la Convention ! Salut et fraternité. Les juges du tribunal du district de Cognac. Suivent trois signatures. c [Les citoyens de la commune de Bourg-sur-Rhône à la Convention nationale, Bourg-sur-Rhône, le 10 brumaire an III] (20) Représentans, Les citoyens de la commune de Bourg sur Rhône paisiblement assemblés pour s’instruire et nourrir leur amour de la patrie ont lu avec enthousiasme votre addresse au peuple français, les principes de justice et d’humanité qu’elle inspire à tous les cœurs, ont sensiblement ému leurs âmes : des cris mille fois répétés de vive la République indivisible, vive la Convention, des applaudissements les plus prolongés ont prouvé de la manière la plus évidente leur entière adhésion à tout son contenu. Représentans, si, quand l’afireux orage du dix août sembloit devoir porter dans tous les cœurs l’épouvante et l’effroi; si, quand le système perfide du fédéralisme bouleversant toutes les têtes, sembloit vouloir engloutir la sainte indivisibilité de la république, ils ont (19) C 328 (1), pl. 1446, p. 40. (20) C 328 (2), pl. 1454, p. 22. été inébranlablement attachés à leurs augustes représentans, combien, père de la patrie, ne vous le seront-ils pas ces mêmes citoyens, quand vous annoncez, à l’Europe étonnée, que l’humanité discerne l’égaré d’avec le corrupteur, frappe avec sévérité ce dernier et persuade l’autre pour le ramener aux sublimes principes de la révolution. Liberté, égalité, fraternité, patrie, vous faites seuls les délices de nos dignes sénateurs et des vrais républiquains, base fondamentale de toute loi sociale, loi de nature qu’inspire seul l’étemel, et anime tous les cœurs comme ces précieux dons de la divinité éclaire les leurs et les nôtres, que tout se porte vers ce centre chéri du vrai répu-bliquain, non pas par les circonstances, mais par pur respect pour leur vertu et par ardent amour pour la patrie : alors le ciel politique deviendra serein, les plaies de la patrie se fermeront, du haut de la voûte empirée l’étemel contemplera avec complaisance la grande union du peuple françois, et les trônes des despotes, avec leurs sombres préjugés, s’évanouiront pour toujours aux cris unanimes, et de gloire de vive la république indivisible et démocratique, vive la Convention nationale. Suivent 77 signatures. d [La commune d’Aire aux citoyens représentants de la Convention nationale, s.l.n.d .] (21) Citoiens représentans, Nous déclarons à toute la France que les principes consignés dans votre dernière Adresse sont ceux dont nous fesons profession, nous avons juré la République une et indivisible, nous jurons aussy que la Convention sera toujours le seul centre d’autorité que nous reconnoitrons, et notre seul point de ralliement. Périssent les tyrans ; périssent ces monstres qui parlent de tout oser contre le peuple et les représentans seuls dépositaires de l’exercice de la souveraineté. Vivent la vertu et la justice que vous avez mis à l’ordre du jour. Patrie. Loi. Liberté. Probité et Humanité. voila votre cri, Législateurs, c’est aussi le notre. Restez fermes à votre poste ; continuer à épouvanter les traîtres, et à faire triompher les droits du peuple, et comptez que s’il le faut, nous saurons mourir pour la cause de la liberté, pour écraser les conspirateurs et les hommes de sang qui regrettent le régime de la terreur que vous avez détruit, et pour défendre et venger la représentation nationale. Cattin, maire, Baudens père, Palalleau, Thomas, Lemaire, Pierre Demot, Fapeguy, Jacques Beugin, officiers municipaux, et 11 autres signatures dont 10 de notables. (21) C 328 (1), pl. 1446, p. 41.